Le nouveau SUV de Peugeot innove avec une motorisation entièrement électrique. Carton plein côté mécanique, confort et équipement mais carton rouge pour l’autonomie riquiqui.

Est-ce le bon choix ? On nous l’a dit et répété, après le coronavirus rien ne sera plus comme avant et la voiture électrique qui peinait jusque-là à prendre la route sera désormais le nec plus ultra. De fait, les ventes de véhicules électriques se sont envolées en juin 2020 dans l’hexagone avec près de 14 000 immatriculations. En juillet, l’effet covid (et prime à la casse) est un peu retombé : 9 967 voitures électriques ont été immatriculées selon le Comité des constructeurs français d’automobiles, soit un niveau comparable à l’avant confinement, l’électrique représentant alors seulement 5,5 % des ventes de véhicules particuliers neufs. Pour l’heure, c’est Renault, toujours, et sa Zoé qui font la course en tête. Si globalement, depuis le début d’année, les ventes de voitures neuves se sont effondrées à cause du confinement (- 33,2 % sur les sept premiers mois comparés à 2019) ce sont les véhicules thermiques qui ont le plus souffert, quand les électriques, hybrides rechargeables et non rechargeables enregistraient tous des hausses significatives de leurs ventes. Les voitures électrifiées ont représenté ainsi 17,98 % des nouvelles immatriculations en France entre janvier et juillet 2020, quand leur part de marché sur la même période en 2019 était de seulement 6,92 %. Les voitures électriques à elles seules ont comptabilisé au total 54 955 ventes sur la période, soit 6,14 % de la totalité des immatriculations : + 128,2 % par rapport à l’année dernière.

Le premier SUV électrique du Lion

Peugeot espère donc bien profiter à plein du phénomène avec son nouveau e-2008, le premier SUV électrique jamais produit par le Lion. Bénéficiant des très grandes qualités du 2008 thermique, tant mécaniques qu’esthétiques, la version électrifiée possède quelques spécificités techniques : châssis repensé pour supporter le poids des batteries (l’e-2008 accuse plus de 300 kg de dépassement sur la balance vis-à-vis d’un modèle thermique). Train arrière propre, suspensions améliorées. Pour le reste, elle hérite de la génétique Peugeot qui lui confère une tenue de route et un agrément de conduite sans reproches. Point positif, le coffre de ce SUV à batteries est le même que sur les versions thermiques. Point négatif, l’autonomie du SUV est plus que riquiqui : 150 kilomètres à tout casser sur parcours routier, 200 à 220 kilomètres tout au plus en ville. Pas de quoi pavoiser ni partir en vacances quand on connaît l’indigence actuelle du réseau national de rechargement. Sans parler du surcoût à l’achat du e-2008 d’environ 10 000 euros sur un modèle classique.

Modèle essayé : Peugeot e-2008 Allure. Tarif : à partir de 39 150 €. Tarifs gamme essence : de 21 950 € à 33 350 €. Tarifs gamme diesel : De 23 550 € à 28 150 €.

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