L’Alfa Roméo Giulia cherche un second souffle

La grande routière italienne lancée en 2016 n’a rien perdu de son charme ni de ses qualités. Ses nouveaux moteurs diesel gagnent en puissance et en propreté, mais le constructeur devrait rapidement restyler sa berline pour endiguer la baisse de ses ventes en Europe.

Il y a trois ans, cette très belle routière transalpine avait remis Alfa Roméo sur la route du succès. Dotée d’une ligne à la fois classique et sportive héritée de la tradition Alfa, la Giulia affirmait sa différence latine dans un univers dominé par les marques allemandes (Mercedes, Audi, BMW), suédoise (Volvo) et british (Jaguar). Ses très grandes qualités mécaniques (châssis, direction, suspension, puissance moteur) en faisaient une rivale potentielle avec tout en haut de sa gamme l’impressionnant Quadrifoglio motorisé par un V6 essence 2,9 litres turbo de 510 chevaux. L’absence de carrosserie break (qui n’a jamais été le point fort d’Alfa) l’a sans doute empêchée de convaincre une plus large clientèle familiale sur son segment. Le constructeur apparemment n’en a cure puisqu’il annonce au contraire l’arrivée prochaine d’une version coupé GTV. Le remplacement des blocs diesel 2.2jTDm de 150 et 180 ch par deux moteurs plus puissants (160 et 190 ch) aux nouvelles normes d’émission est l’occasion de refaire un petit tour au volant de cette jolie berline italienne.

La version Sport Edition de notre essai dotée du moteur 190 ch et de la boîte auto à 8 rapports bénéficie d’un superbe habitacle en cuir fauve du plus bel effet. Confort, ergonomie des commandes (mention spéciale pour les grandes palettes en alu du changement de vitesse au volant !), plaisir de conduite sont au rendez-vous. La Giulia en jette. La tenue de route de cette propulsion dotée de l’amortissement piloté est royale tandis que le système DNA (Dynamic, Natural et Advanced Efficiency) qui joue sur les réglages du moteur, la réponse de l’accélérateur, les freins, la direction et la suspension active, laisse choisir son mode de conduite préféré. Quelques regrets pourtant côté équipement comme l’absence d’affichage tête haute et de système de park assist, ou encore la taille riquiqui de l’écran – non tactile – du GPS. À quoi s’ajoute le reproche renouvelé d’une visibilité latérale et trois-quarts avant médiocre à cause de la largeur des montants de pare-brise et de portière.
La Giulia dont les ventes en Europe ont été divisées par deux entre le premier semestre 2018 et le premier semestre 2019 aurait donc bien besoin d’un restyling, attendu mais pas encore confirmé. D’autant que de nouvelles concurrentes apparues sur son marché comme la redoutable Peugeot 508 risquent fort de lui tailler des croupières.

Modèle essayé : Alfa Roméo Giulia Sport Edition 2.2 190 ch AT8. Tarif : à partir de 48 600 €. Tarifs gamme essence : à partir de 37 800 €. Tarifs gamme diesel : à partir de 34 100 €.

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