Skoda Karoq : le chaînon manquant

Le nouveau SUV compact du constructeur tchèque est un véhicule spacieux et modulable, pétri de qualités. Un choix raisonnable sur un marché devenu très concurrentiel.

Plus court de 30 cm  que son ainé Kodiaq, moins cher que son cousin Tiguan chez Volkswagen, plus spacieux que son autre petit cousin Ateca chez Seat, le nouveau SUV de Skoda est un choix qui s’impose dans la catégorie des compacts. Alors que le groupe Volkswagen égrène son savoir-faire en matière de SUV  sur le segment des cross over urbains avec le VW T-Roc et le Seat Arona, le constructeur tchèque réserve pour plus tard son propre modèle citadin. Il s’adresse pour l’heure aux familles qui ne sont pas nombreuses avec ce strict cinq places (le Kodiaq en propose sept) doté cependant de qualités évidentes pour faire les courses et partir en vacances. Le Karoq dispose en effet du système varioflex permettant de moduler à loisir les trois sièges arrière qui peuvent être rabattus séparément , les deux sièges latéraux pouvant en outre coulisser d’avant en arrière et vers le centre. Un dispositif inspiré des monospaces et inédit sur un SUV qui donne au coffre un surcroit de volume appréciable  avec 588 litres, le record de sa catégorie.

Fait pour durer

Bien dessiné, harmonieux, élégant, le Karoq est doté d’un habitacle lui aussi spacieux et confortable à défaut d’être d’une grande originalité si ce n’est l’éclairage d’ambiance à LED (10 coloris au choix) sur les contre-portes et la planche de bord. Comme toujours dans le groupe VW la finition est excellente, l’ergonomie parfaite, la position de conduite irréprochable. Manque juste un petit grain de folie. Mais bon c’est classique et propre, fait pour durer. Pour l’heure encore dénué du virtual cockpit proposé chez Audi et Volkswagen (attendu seulement fin 2018) il offre un niveau d’équipements de confort et d’aides à la conduite très satisfaisant. Disponible en 2 roues motrices traction ou 4 roues motrices, le Karoq, très silencieux quelle que soit la motorisation, peut loger sous son capot deux bloc essence (1 litre 116 ch et 1,5 litre 150 ch) ou deux blocs diesel (1,6 TDI de 116 ch et 2.0 TDI de 150 ch), un troisième moteur 2.0 TDI de 190 ch étant attendu en cours d’année prochaine. Avec côté transmission une boite manuelle 6 rapports ou la boite auto à double embrayage DSG7. Si le petit trois cylindres essence apparaît vraiment trop juste pour mouvoir ce SUV de plus d’1,3 tonne, les deux moteurs de 150 chevaux, essence ou diesel semblent plus raisonnables.

Modèles essayés : Skoda Karoq 1.0 TSI 116 ch Style BVM6, tarifs à partir de 29 090 euros ; Skoda Karoq 1.5 TSI 150 ch DSG7, tarifs à partir de 32 690 euros ; Skoda Karoq 2.0 TDI 150 ch DSG7, tarifs à partir de 37 790 euros. Tarifs gamme essence à partir de : 25 790 euros. Tarifs gamme diesel à partir de : 28 790 euros.

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