Vite compris le 12 septembre

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Dans les yeux d’Olivier… • Les confidences d’Olivier Véran. Dans Par-delà les vagues (Robert Laffont), le porte-parole du gouvernement et ex-ministre de la Santé dévoile sa vision intimiste de la crise covidienne. Il présente aux Français ses excuses sur la question des masques, instruments d’abord présentés comme inutiles : « Alors en poste, je porte la responsabilité de toutes les décisions prises, adaptées ou non, et je saisis ici l’occasion de vous présenter mes excuses pour cette incroyable erreur d’appréciation ». Olivier Véran s’épanche aussi sur son « quasi burn out » et sur la perquisition dont il a fait l’objet dans le cadre d’une information judiciaire sur la gestion de la crise : « Le viol de toute une intimité ne fait que commencer. Déjà, deux fonctionnaires de police me demandent de les suivre à la découverte des pièces de l’appartement, histoire de les assister tandis qu’ils vont fouiller placards, valise, salle de bains. »

Washington annonce de nouvelles sanctions contre l’Iran • Un jour sans fin. Les États-Unis d’Amérique s’apprêtent à sanctionner de nouveau la République islamique d’Iran. L’administration Biden accuse les Gardiens de la Révolution d’avoir vendu des drones de combat à la Russie – drones ensuite utilisés sur le territoire ukrainien. « Les États-Unis comptent appliquer strictement l’ensemble de nos sanctions à l’encontre de la Russie comme de l’Iran et faire rendre des comptes à tous ceux qui, comme l’Iran, font le choix de soutenir la Russie dans sa guerre d’agression contre l’Ukraine », a déclaré le sous-secrétaire au Trésor en charge du terrorisme et du renseignement financier.

Le « Conseil national de la Refondation » (CNR) manque sa premièreLe « Conseil national de la Refondation » (CNR) manque sa première • Le décès d’Élizabeth II a évidemment totalement occulté la première rencontre du « CNR » (Conseil national de la Refondation). Cet événement organisé par Emmanuel Macron et François Bayrou, en sa qualité de secrétaire général de l’institution nouvelle, a été lancé jeudi 8 septembre à Marcoussis (Essonne). Un lieu pas choisi au hasard puisqu’il s’agit du Centre national de Rugby. Esprit d’équipe et fair-play… Certains invités préférèrent toutefois rester sur le banc de touche. Emmanuel Macron s’en désole : sur les 52 invités, « 40 sont là et les 12 qui ne sont pas là ont tort ». Responsables associatifs, syndicalistes, politiques… La fronde est menée par le président du Sénat, Gérard Larcher, qui a ouvertement snobé la rencontre. Pour l’ancien maire de Rambouillet, le CNR « n’est qu’une tentative de contourner le Parlement ». Les présents ne furent pas tous beaucoup plus enthousiastes, à l’instar de la maire PS de Nantes, Johanna Rolland : « Nous avons fait le choix d’être présents pour contribuer au travail de fond, s’il s’agit bien d’un travail de fond et pas d’une opération de communication. » Pas un franc succès ! Ce « CNR » nouvelle formule se réunira de nouveau en décembre.

Ferrari fonce vers Match • L’ancienne présentatrice vedette du 20 heures de TF1, désormais habituée du micro de CNews, vole vers une nouvelle aventure professionnelle… Et compte s’essayer désormais aux joies de la presse écrite. Elle devrait bientôt prendre la rédaction en chef des pages politiques et économiques d’une institution de la presse nationale : Paris-Match. Si elle n’a qu’une lointaine expérience de pigiste au Point et dans l’édition Rhône-Alpes du Figaro Magazine, Laurence Ferrari possède en revanche un sérieux atout dans sa manche. Elle a toute la confiance de Vincent Bolloré, désormais actionnaire principal du groupe de presse qui possède Match. Et surtout, sa carrière réussie parle pour elle. Bonne chance !

Oliver Stone, son ode à l’énergie nucléaire • Le célèbre réalisateur américain effectue ces jours-ci un passage remarqué à la Mostra de Venise. Nuclear, son film événement, promet de susciter la controverse. Il y fait l’apologie de l’atome qu’il estime être la solution pour contrer le réchauffement qui nous menace. Pas une évidence pour cet artiste qui était, dans les années 70, un opposant instinctif à cette énergie alors taxée de tous les maux. Oliver Stone assure face aux journalistes de Libération que son film n’a pas été financé par l’industrie nucléaire. Rien ne le prouve d’ailleurs !

L’essoufflement du marché du bio • On le croyait revenu au centre du jeu, et pourtant, patatras. Le marché du bio est au plus mal. Les consommateurs se détournent. Moins 1 % en 2021, par rapport à 2020. Homéopathique ? Surtout signifiant. La folle course de l’inflation contraint tant de Français à rogner sur leurs dépenses alimentaires et à sélectionner des produits moins qualitatifs. On remarque aussi que les Français font un peu moins confiance au label. Un produit bio n’est plus immédiatement considéré comme gage de qualité. Et puis les producteurs souffrent aussi de la fin de l’effet covid et des confinements. Alors bloqués chez eux, les consommateurs passaient davantage de temps aux fourneaux, et ce qu’ils ne dépensaient pas au restaurant, ils le dégustaient directement à domicile. Retour au monde d’avant…

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.