Le verbatim… du journal Le Monde sur le système de santé français

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Il faut de nouveaux efforts, et immédiats, pour soutenir les hôpitaux.

Déserts médicaux, salaires bas… Après une nouvelle manifestation des personnels hospitaliers dans plus de 50 villes mardi 7 juin, les travailleurs de la santé se montrent à bout de souffle. C’est en tout cas la conclusion tirée par la rédaction du journal Le Monde dans un éditorial, publié mercredi 8 juin. En plus d’augmentations de budgets, les journalistes du quotidien demandent au Président de la République Emmanuel Macron de ne pas « se contenter d’attendre les conclusions d’un énième rapport » pour aider les soignant·es français·es.

Sous le feu des projecteurs lors de la crise covid-19, Emmanuel Macron a reconnu l’importance de la revalorisation des soignant·es en organisant le Ségur de la Santé de mai à juillet 2020. Les deux mois de consultations ont apporté des augmentations de salaire et un financement élargi pour l’ensemble du milieu. Mais en avril dernier, les sénateurs ont estimé les mesures insuffisantes. Les hôpitaux sont toujours sous l’eau, et les soignant·es trop peu payé·es. Absent de la campagne présidentielle, le sujet de la santé semble à nouveau oublié par le président de la République. Le gouvernement a-t-il réellement tiré des leçons de la pandémie ?

Santé : le gouvernement a-t-il tiré des leçons de la pandémie ?

Les remèdes à la pénurie et à l’épuisement des soignants, au manque d’attractivité de l’hôpital et à la fuite vers l’intérim ou le secteur libéral passent par de nouveaux efforts financiers immédiats. Il est indécent qu’une nuit de travail pour une infirmière ne lui rapporte que 9,63 euros de revenu supplémentaire. L’instauration de ratios entre le nombre d’infirmiers et de patients doit permettre de revenir à des conditions de travail dignes. Voté par le Parlement, l’Objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Ondam) ne doit plus obéir à de stricts critères budgétaires mais aux besoins de santé de la population, dans un système où l’éducation et la prévention doivent devenir prioritaires.

Car l’attribution de moyens supplémentaires ne saurait suffire. La nouvelle grande « concertation » sur la santé promise pour cet été ne peut faire l’impasse sur des problématiques aussi sensibles que l’organisation des carrières des soignants, le filtrage de l’accès aux urgences par le « 15 » ou le rétablissement des gardes des médecins libéraux. Parmi les autres pistes à explorer : l’association des régions et des départements au pilotage et au financement de politiques de santé adaptées aux besoins locaux, la priorité à donner aux zones sous-dotées dans le conventionnement des médecins et l’élargissement des compétences des pharmaciens et des infirmiers.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site du journal Le Monde

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