Le verbatim de… Sora, YouTubeur

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Sora est un YouTubeur à deux millions d’abonné·es. Il livre sa vision d’un métier qui prend de l’ampleur pour Ouest-France.

La plate-forme pour accéder à l’enseignement supérieur – Parcoursup – a ouvert depuis le 20 janvier sa phase d’inscription. Les jeunes auront jusqu’au 29 mars inclus pour saisir leurs vœux. Une période pendant laquelle les futur·es bachelier·ères réfléchissent certes à leurs études supérieures, mais aussi à leur métier et leur avenir. Parmi ces jeunes, certain·es rêvent de devenir YouTubeur·ses.  Faire des vidéos sur YouTube, un métier à part entière ?

Le projet fait sans doute frémir un grand nombre de parents. Qui voient leur enfant aspirer à un avenir professionnel qu’ils n’avaient sans doute pas imaginé. Mais les métiers se transforment au fil du temps. Le poids du numérique dans nos vies se montre grandissant. À l’avenir, le métier de YouTubeur·se sera, j’imagine, de moins en moins connoté et s’affichera comme une voie professionnelle tout à fait « normale ». GW

Je regarde des vidéos sur YouTube depuis une dizaine d’années. J’ai commencé par suivre des gamers et à l’âge de 15 ans, je réalisais mes premières vidéos sans imaginer que j’en ferais un jour mon métier. J’ai lancé ma chaîne (Sora) en 2016.

Beaucoup de jeunes veulent devenir YouTubeur·ses professionnel·les. Quels conseils pouvez-vous leur donner ?
La passion doit rester le leitmotiv, même si elle peut déboucher sur un vrai travail. Je suis autodidacte, j’ai appris sur le tas en marge de mes études. Il m’a fallu du temps pour créer et trouver mon identité visuelle.

L’activité de YouTubeur·se demande beaucoup de rigueur. On doit constamment se renouveler, trouver des concepts et maîtriser les aspects de production et la technique. Il faut avoir de la régularité dans les publications des vidéos. Ce n’est pas aussi simple qu’on peut le penser, car le travail en amont est colossal.

Comment ont réagi vos parents à vos débuts ?
Au départ, ils ne comprenaient pas trop l’univers dans lequel je voulais me lancer. Ils m’ont demandé de finir mon BTS pour avoir un bagage et m’ont laissé un an pour les convaincre. Je m’étais imposé un rythme soutenu entre réalisation, montage et publications.

Au bout de quatre mois, ma communauté a commencé à prendre de l’ampleur. Mes parents ont compris que je pouvais gagner ma vie et m’épanouir dans cet environnement qu’est YouTube. Je les remercie de m’avoir laissé ma chance.

Retrouvez la tribune sur le site de Ouest-France

Ps : l’écriture inclusive est de notre fait

Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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