Le verbatim de… Françoise Gaill sur l’océan et le climat

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Françoise Gaill est vice-présidente de la plate-forme Océan & Climat (ONG). Elle défend, dans les colonnes de Ouest-France, l’équivalent d’un « Giec » pour l’océan.

Le nombre de climato-sceptiques fond comme neige au soleil. Et l’on doit s’en féliciter. Le dérèglement climatique, lui, se manifeste, crescendo. Le Groupe d’experts intercontinental sur l’évolution du climat (Giec) l’a récemment rappelé, l’on dispose de trois ans maximum pour atteindre le pic d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces mêmes émissions devront ensuite être réduites de 43 % d’ici à 2030 afin de limiter le changement climatique à 1,5 degré.

Surtout, l’océan va jouer un rôle majeur quant à la régulation du climat terrestre. C’est l’idée que défend, à travers le monde, Françoise Gaill. Cette conseillère scientifique au CNRS a créé l’ONG plate-forme Océan & Climat en 2014, à la veille de la COP21 à Paris. Pour elle, indispensable de donner naissance à un groupe d’experts sur l’océan : « Avec trente-cinq scientifiques et acteurs de tous horizons, nous appelons à la création d’une plate-forme internationale Océan, similaire au Giec pour le climat et à l’IPBES pour la biodiversité. Elle pourrait s’appeler Ipos : International Plateform on Ocean Sustainability ou plate-forme internationale pour un océan durable. »

La compréhension de l’interaction forte entre l’océan et le climat est-elle partagée ?

Il est vrai que la prise de conscience est récente. L’importance du rôle de l’océan n’est bien identifiée que depuis 2015, à la suite de la COP21 à Paris. En 2019, le rapport spécial du Giec [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] consacré à l’océan et la cryosphère, a confirmé les liens majeurs entre océan et climat et mis en évidence les bouleversements déjà à l’œuvre. Aujourd’hui, ce sont des faits reconnus.

Nous pensons qu’il faut aller plus loin. Avec trente-cinq scientifiques et acteurs de tous horizons, nous appelons à la création d’une plate-forme internationale Océan, similaire au Giec pour le climat et à l’IPBES pour la biodiversité. Elle pourrait s’appeler Ipos : International Plateform on Ocean Sustainability ou plate-forme internationale pour un océan durable. Le concept a été présenté à la Monaco Ocean Week récemment et un article devrait paraître prochainement dans une revue scientifique.

Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur le site de Ouest-France

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