Le verbatim de… Françoise Descamps-Crosnier, présidente du Comité national du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique

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Le télétravail s’est généralisé, quid des travailleur·ses handicapé·es ?

Il constituait le moyen par excellence de sauver les meubles lors du premier confinement. Pour les entreprises qui souhaitaient poursuivre leur activité. D’abord subi, le télétravail est devenu aujourd’hui  une option parmi d’autres d’exercer un emploi. « Pour celles et ceux qui le peuvent », c’est un gain de temps et de confort considérable (moins de temps passé dans les transports, plus de sommeil, une plus grande autonomie etc.)… même si les objectifs, eux, restent les mêmes.

Alors certes on parle beaucoup de télétravail, on parle moins de la réalité à laquelle sont confronté·es les travailleur·ses handicapé·es lorsqu’ils·elles occupent leur poste à distance. « Matériels parfois dépassés, accessibilité numérique limitée, méthodes de management et d’accompagnement inadaptées au distanciel… Mettre en place le télétravail peut très rapidement prendre des airs de parcours du combattant », relève Françoise Descamps-Crosnier, la présidente du Comité national du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique. Dans ce sens, en avril 2021, selon une étude de l’Ifop-Agefiph, 47 % des actif·ves en situation de handicap se disaient généralement opposé·es au télétravail, craignant l’isolement, la fatigue et la lassitude. GW

Le télétravail pose la question des accidents du travail.

Si la question du télétravail est omniprésente dans le débat public depuis le début de la crise sanitaire, elle connaît un nouveau rebond avec l’arrivée de la cinquième vague. Malheureusement, la réalité à laquelle sont confrontées les personnes en situation de handicap est très rarement évoquée.

Matériels parfois dépassés, accessibilité numérique limitée, méthodes de management et d’accompagnement inadaptées au distanciel… Mettre en place le télétravail peut très rapidement prendre des airs de parcours du combattant.

Qu’il soit proposé à 100 % aux remote workers ou à temps partiel aux personnes qui souhaitent plus de flexibilité au quotidien, il est urgent d’adapter le télétravail aux personnes en situation de handicap car sa mise en place néglige trop souvent les besoins liés aux différentes pathologies.

De nombreux leviers peuvent être activés par les employeurs publics et privés pour rendre possible et agréable le télétravail aux effectifs en situation de handicap. Le premier, et peut-être le plus important, est d’aménager ou de réaménager les espaces de travail. Les aménagements de postes à domicile sont monnaie courante mais ils devraient systématiquement être encadrés et accompagnés, notamment sur le déploiement de formations complémentaires et sur le suivi des travailleurs pour s’assurer que les nouveaux dispositifs sont suffisamment maîtrisés pour accomplir en autonomie leurs missions.

En parallèle de l’environnement, il est important d’aménager aussi le rythme de travail et de télétravail. En avril 2021, 47 % des actifs en situation de handicap se disaient généralement opposés au télétravail, craignant l’isolement, la fatigue et la lassitude**. Un juste équilibre entre présentiel et distanciel doit être trouvé, pour que le travail à domicile soit ressenti comme un bénéfice plutôt qu’une sanction.

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