L’ONU demande « plus d’efforts aux États » pour lutter contre le dérèglement climatique

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Bataille climatique, chacun y va de ses promesses…

L’Accord de Paris se tenait il y a cinq ans. Depuis, même si des progrès ont été faits, la bataille contre le dérèglement climatique n’est toujours pas gagnée. Samedi 12 décembre, dans le cadre d’un sommet virtuel, Ving-Quatre États se sont engagés à prendre le chemin de la neutralité carbone. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts commencés et a appelé le monde à « déclarer l’état d’urgence climatique. »

Triste record pour ce mois de novembre 2020. Jamais il n’avait fait aussi chaud durant cette période de l’année dans le monde. Les années 2015 à 2020 figurent comme les six plus chaudes enregistrées, à en croire le « programme européen de surveillance de la Terre » Copernicus. Pire, depuis 1970, la planète gagne en moyenne 0,2°C par décennie, stoppons l’hémorragie. « Plus d’efforts aux États », c’est ce qu’a demandé le secrétaire général des Nations unies pour enrayer la spirale négative du dérèglement climatique.

À chacun ses promesses
Rappelez-vous, en 2015, durant l’Accord de Paris, la communauté internationale s’était engagée à contenir le réchauffement « nettement » en-dessous de + 2°C, et si possible +1,5°C, comparativement à l’ère pré-industrielle. La COP26, elle, a dû se résoudre à un report pour 2021 à Glasgow, une échéance lointaine au regard de la gravité de la situation climatique. Chaque État a annoncé ses objectifs respectifs lors de ce sommet virtuel.

D’abord, vendredi, les 27 pays de l’Union européenne se sont entendus pour réduire leurs émissions d’« au moins 55 % » d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990, contre -40 % précédemment, afin d’atteindre en 2050 la neutralité carbone. La Chine, pays pollueur par excellence, avait rappelé sa volonté de parvenir à la neutralité carbone d’ici à 2060. Et de réduire son intensité carbone de plus de 65 % d’ici à 2030. Beau programme, réaliste ?

Le retour des États-Unis
« Welcome back, welcome home ! », dixit Joe Biden, nouveau président des États-Unis. Son élection marque le retour de la volonté des Américain·es à participer, eux·elles aussi, à cette lutte contre le réchauffement climatique : « Nous avons manqué de réaliser les actions audacieuses nécessaires et, aujourd’hui, nous n’avons pas de temps à perdre », a-t-il déclaré. Voilà qui marque une rupture après un Donald Trump climatosceptique assumé. Un retour dont se félicite le Président de la République Emmanuel Macron, qui a tout de même expliqué que tout ne s’est pas arrêté malgré le choix de l’Amérique de Trump : « Nous avons continué à avancer, à œuvrer malgré le choix américain » […] « Et nous avons tenu », a-t-il expliqué.

Enfin, de son côté, le Royaume-Uni envisage stopper « dès que possible » le soutien financier aux projets d’énergies fossiles à l’étranger. Le gouvernement britannique fera tout pour réduire d’au moins 68 % les émissions de CO2 d’ici à 2030 : « Mon message à vous tous est qu’ensemble, nous pouvons utiliser les progrès scientifiques pour protéger notre planète, notre biosphère contre un défi bien pire, bien plus destructeur, que la pandémie de coronavirus », a réagi Boris Johnson, Premier ministre. Beaucoup de bonne volonté. Qui, on l’espère, se concrétisera. GW.

 

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