Pouvoir d’achat, les Français·es en veulent plus !

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Crise ou pas crise, le pouvoir d’achat reste l’une des principales préoccupations des ménages.

Un an plus tôt, on aurait pu croire que les Français·es allaient s’inquiéter – d’abord – pour leur emploi. On leur promettait une vague de faillites des entreprises face aux secousses du Sars-CoV-2. La machine économique a – en grande partie – tenu. Grâce aux perfusions de l’État. Alors, fin septembre, les ménages français pensent à leur pouvoir d’achat. D’autant plus qu’ils voient les prix (du gaz, de l’électricité, de l’énergie etc.) augmenter ! Selon une étude, une majorité des Français·es estiment que leur pouvoir d’achat a baissé sous le quinquennat Macron.

Difficile de dompter l’économie. Alors que le chômage, il y a encore quelques mois, apparaît comme une préoccupation majeure, l’épineuse question de la hausse des salaires revient aujourd’hui sur le devant de la scène. Non la vague de faillites n’a pas eu lieu. Mais l’inflation sévit dans le pays. Pour rappel, la Banque de France s’attend à un taux d’inflation d’1,8 % en moyenne pour 2021. Et 1,4 % pour 2022 avant de se maintenir à 1,3 % l’année suivante. Cette spirale inflationniste interroge le pouvoir d’achat des Français·es.

58 % jugent négative l’action économique du quinquennat
Le sondage OpinionWay-Square mené pour Les Échos révèle l’insatisfaction de la majorité des ménages vis-à-vis de leur pouvoir d’achat. Six Français·es sur dix mécontent·es, rien de surprenant au regard des chiffres observés pour les précédents mandats : « C’est un classique de la Ve République pour une fin de mandat, d’une manière générale et depuis longtemps, les bilans sont jugés négatifs par plus des deux tiers de la population », pointe Frédéric Micheau, directeur général adjoint de l’institut de sondage. En décembre 2016, François Hollande rendait pâle copie – avec un bilan économique jugé négatif pour 78 % des Français·es.

Parmi les 40 % de Français·es qui jugent positif le bilan économique du Président de la République, davantage de catégories aisées et de résident·es d’Île-de-France. A contrario, les classes populaires – toujours selon le sondage – expriment un sentiment de perte de pouvoir d’achat, c’est le cas notamment des employé·es. Près de 65 % des interrogé·es considèrent que le bilan économique d’Emmanuel Macron a été néfaste aux classes moyennes et 50 % positif sur le pouvoir d’achat des plus aisé·es.

Les Français·es soutiennent les aides aux entreprises
Les chiffres d’OpinionWay-Square confirment l’aspiration des ménages à voir augmenter leur pouvoir d’achat. Le baromètre Cofidis publié un peu plus tôt dévoile même qu’en moyenne…  il manque 467 euros aux Français·es à la fin du mois ! Et 40 % d’entre eux·elles jugent qu’ils·elles vivent moins bien qu’il y a 10 ans.

Malgré tout, vouloir une hausse de son pouvoir d’achat n’empêche pas le soutien à l’arsenal de mesures en faveur des entreprises pour panser les plaies de la chute d’activité. Prêts garantis, fonds de solidarité, chômage partiel… les Français·es estiment – à 87 % – que le gouvernement a eu raison de pratiquer son « quoi qu’il en coûte ». Ils·elles aimeraient simplement le même entrain quant à l’augmentation de leur pouvoir d’achat. La hausse mécanique du Smic, par exemple, ne suffira sans doute plus. GW

Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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