Les PME-TPE confiantes pour 2022 !

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Deux PME-TPE sur trois considèrent qu’elles auront retrouvé leur niveau d’activité d’avant-crise d’ici à la fin de 2022.

Un vent d’optimisme souffle sur 2022. Les entreprises françaises s’adaptent depuis bientôt deux ans aux mesures du gouvernement. Notamment en matière de télétravail, d’activité partielle ou d’échéances de remboursements repoussées. L’incertitude de la crise sanitaire a bouleversé la façon de fonctionner de nos entreprises, et les TPE-PME – l’extrême majorité du tissu entrepreneurial tricolore – n’y échappent pas. Mais bonne nouvelle, ces moteurs de l’économie n’ont pas baissé les bras. Mieux, elles entrevoient des jours bien meilleurs.

Retrouver la confiance et renouer avec l’activité. Selon une étude publiée mercredi 5 janvier par Bpifrance, près de deux PME-TPE sur trois considèrent qu’elles auront retrouvé leur niveau d’activité d’avant-crise d’ici à la fin de 2022. Un optimisme qui va aussi de pair avec le fort engouement des Français·es à entreprendre : environ un million d’entreprises auraient été créées l’an passé !

Des divergences selon la taille de l’entreprise
Dans le détail, l’enquête semestrielle menée par Bpifrance révèle que 14 % des PME-TPE interrogées envisagent tout de même un retour à la normale plus tardif. 19 % restent aussi dans une situation d’incertitude. Des chiffres pas excessivement élevés au regard de la pandémie. Sans compter que les PME-TPE ont essuyé une perte de chiffre d’affaires de 13 %, en moyenne, en 2020. Désormais, « elles sont globalement confiantes pour 2022 », notamment dans l’industrie, explique le directeur des études de Bpifrance Philippe Mutricy. Les PME-TPE tablent ainsi sur une hausse de leur activité de 7 % en moyenne cette année*.

Les PME s’en sortent mieux que les TPE. Puisque les secondes – celles qui ont moins de 10 salarié·es – ont tendance à « récupérer moins vite leur niveau d’activité d’avant crise », pointe Philippe Mutricy. Certes il y a rebond, mais on observe toujours « un ralentissement de la croissance » pour ces entreprises.

Des obstacles subsistent
Ce qui freine particulièrement l’activité des entreprises : les difficultés d’approvisionnement ! Lesquelles touchent 65 % des PME-TPE selon l’enquête, ce qui limite la production pour 43 % d’entre elles. L’industrie, la construction et le commerce sont les trois secteurs les plus affectés par ces difficultés d’approvisionnement.

Sur les prêts garantis par l’État (PGE), ils « restent en grande partie en réserve pour un peu plus de la moitié des bénéficiaires », mais ils sont plus nombreux à l’avoir totalement ou presque épuisé – en hausse de 24 à 29 % entre mai et novembre 2021. Peu importe, le moral de nos entrepreneur·ses répond bien présent, là est sans doute l’essentiel. GW

*selon les réponses de plus de 5 000 entreprises sondées dans le cadre de l’enquête

Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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