Le verbatim… d’un collectif d’acteur·rices de l’économie sociale et solidaire

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« La privation d’emploi a un coût pour l’État de plus de 30 milliards d’euros par an »

Le chômage massif de longue durée est un poids pour l’économie française. Et un coût annuel plus que conséquent. Pour pallier en partie au problème, tout en soutenant des secteurs d’avenir, un collectif de professionnel·les de l’économie sociale et solidaire (ESS) plaide dans une tribune pour le journal Le Monde pour la création d’un million d’emplois d’utilité sociale et territoriale.

Les auteur·rices de la tribune l’affirment : le chômage de longue durée résulte en grande partie de l’inadéquation entre offres d’emploi et compétences des personnes, la dévalorisation des métiers et, surtout, un manque d’investissement public pour la création nette d’emplois. C’est sur ce dernier point qu’il s’agirait d’accélérer la tendance. Les élu·es et professionnel·les de l’ESS en sont convaincu·es : la lutte contre le chômage de longue durée passera par la création nette d’emplois d’utilité sociale au plus près des territoires. Pour un emploi accessible à toutes et tous, valorisant et porteur pour les filières d’avenir. Autre grand argument qui pèse fort dans la balance : la privation d’emploi coûte plus de 30 milliards d’euros par an à l’État. ABA

Non, le chômage de longue durée n’est pas une fatalité, il ne repose pas sur un manque de volonté des personnes éloignées de l’emploi, comme nous l’entendons malheureusement si souvent ! Nos 2,5 millions de concitoyens qui sont au chômage de longue durée ne sont pas responsables de cette situation.

Non, nous n’avons pas tout essayé ! Le chômage de longue durée repose sur l’inadéquation entre les offres d’emploi et les compétences des personnes, sur un manque d’« employeurabilité » des entreprises, sur la dévalorisation des métiers et sur un sous-investissement de l’État dans la création nette d’emplois.

Pour nous, acteurs de l’économie sociale et solidaire, élus locaux engagés, acteurs de terrain implantés dans les territoires, la lutte contre le chômage de longue durée passera par la création d’emplois d’utilité sociale et territoriale portés et conçus au plus près des territoires pour garantir un emploi pour tous, valorisant et redonnant une citoyenneté sociale et économique aux personnes tout en accompagnant leur montée en compétences vers des filières d’avenir.

Le « droit à l’emploi » dans les obligations de l’État
Contrairement aux idées reçues et agitées par les politiques, selon Pôle emploi, neuf offres d’emploi sur dix sont pourvues et il y a aujourd’hui un poste vacant pour treize chômeurs. En élargissant aux demandeurs d’emploi au sens plus large, on arrive à un poste pour vingt-deux demandeurs d’emploi. Ces chiffres remettent très largement en cause la tentation de faire peser la responsabilité du chômage de masse sur les chômeurs eux-mêmes, comme l’a fait dans son allocution du 9 novembre Emmanuel Macron, annonçant un renforcement du contrôle des personnes chercheuses d’emploi.

En outre, les politiques publiques de l’emploi justifient une part importante du chômage par le manque de diplôme des chercheurs d’emploi. Or, les entreprises et leur mode de recrutement ont également leur part de responsabilité. L’ensemble des entreprises recrute en usant de prérequis fondés sur la croyance que seul un diplôme permet de valider les compétences d’un salarié.

Retrouvez une partie de la tribune ici

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