Le verbatim de… Caroll Le Fur, coach d’orientation et conférencière

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Caroll Le Fur, spécialiste de l’orientation, partage pour Ouest-France ses conseils pour aider les jeunes à trouver leur voie.

Moins d’un·e étudiant·e sur trois obtient son diplôme de licence en trois ans – chiffres de la session 2018. Soit parce que ces néo-étudiant·es échouent et abandonnent, soit parce qu’ils·elles se réorientent. D’ailleurs, ils·elles échouent souvent aussi parce qu’ils·elles se sont trompé·es d’orientation après le baccalauréat. Ou peut-être avant. Jamais simple de choisir – à 15 ans, à 18 ou même plus – une filière qui vous suivra, ensuite, tout au long de votre vie professionnelle.

Chaque année, le dilemme revient pour les centaines de milliers de lycéen·nes qui préparent leurs « vœux » sur Parcoursup. Plutôt l’université ou une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) ? Plutôt une bi-licence ou licence ? Plutôt droit ou psychologie ? Si je vais en fac de sport, pourrai-je retomber sur mes pattes si cela ne me plaît pas ? Tous les ans, en plus du stress lié au baccalauréat – même si l’examen est devenu une formalité pour celles et ceux qui le passent – les jeunes se confrontent à l’angoisse de l’orientation. Partagés entre leurs propres aspirations, les exigences des parents et les conseils des professeur·es… bienvenue dans le labyrinthe de l’orientation ! GW

Quelles orientations faut-il éviter car jugées trop risquées ?
Il y a des métiers qui sont en train de disparaître, d’autres qui ont complètement changé avec la digitalisation ; c’est important d’être au fait de ce qui se passe. Les jeunes n’ont pas conscience des débouchés d’emploi de tel ou tel métier. Aux parents de leur en parler. Mais pourquoi devrait-on couper les ailes à un jeune qui ne les a pas encore déployées ? C’est si triste de vivre sans rêve, sans essayer de développer ses talents. Je souhaite aux jeunes d’éviter l’autocensure, d’oser aller vers ce qui leur parle et de ne jamais accepter qu’on leur dise : « Tu n’es pas capable. »

Une orientation liée aux notes ?
Je me rappelle un garçon qui voulait travailler dans le commerce, mais qui avait 4 de moyenne en maths. Une fille qui voulait être docteure, excellente littéraire, mais qui avait de mauvaises notes en sciences. Leur lycée s’opposait à leur choix. Tous deux ont persisté et atteint leur but. Étaient-ils nuls en sciences ? non. Ils ne s’intéressaient ou ne travaillaient pas assez. On a tous des capacités, souvent on ne les utilise pas. Je dis aux jeunes : « Battez-vous pour ne pas avoir de regrets. »

Rêve ou métier réaliste ?
C’est vrai que les jeunes ont parfois du mal à faire la différence entre une passion et les métiers réels qui y sont liés. Si, par exemple, il veut être moniteur d’équitation. On peut l’aider en regardant avec lui en détail, le cursus qui mène au métier. Les études l’intéressent-il ? Puis détailler avec lui : derrière l’image, quelles sont les missions, les tâches que réalise un moniteur dans sa journée ? Encouragez-le à aller poser des questions simples à des étudiants sur des salons et à des professionnels.

Retrouver l’intégralité de l’entretien mené pour Ouest-France ici

Journaliste-Chef de service rédactionnel. Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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