Le variant Omicron alarme l’OMS

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Aux dernières nouvelles, le variant Omicron de la covid-19 présente un risque « très élevé » à l’échelle mondiale. Déjà, l’OMS préconise une nouvelle accélération de la vaccination.

La lutte contre la covid ne fait que commencer, et s’emballe une nouvelle fois. Dernière grande menace épidémique en date : le nouveau variant baptisé « Omicron », détecté en Afrique du Sud ces derniers jours. Un peu partout dans le monde, des cas confirmés ou potentiels se manifestent. En France, ce sont déjà huit malade qui pourraient en être porteurs, selon un communiqué de la Direction générale de la santé.

Le dernier week-end du football européen n’aura pas été marqué que par les exploits sur le terrain. Au Portugal, l’équipe de première division du Belenenses SAD s’est présentée à son match contre le Benfica avec treize absents dans ses rangs, tous covidés. Problème, ces cas confirmés sont probablement associés au nouveau variant Omicron du coronavirus, comme l’a annoncé ce lundi 29 novembre l’Institut national de santé (Insa) lusitanien. Il s’agit là des premiers cas du nouveau variant détectés au Portugal, un des footballeurs de l’équipe professionnelle ayant récemment voyagé en Afrique du Sud, là où les premiers cas du variant Omicron ont été recensés.

Un irruption spectaculaire en Europe qui s’ajoute aux autres alertes, notamment en France (huit cas potentiels selon la Direction générale de la santé). Déjà, l’inquiétude grandit, à l’heure d’une cinquième vague de la covid qui déferle en Europe. Et pour cause : le variant Omicron pourrait être plus contagieux encore que la variant Delta déjà en circulation. Et, surtout, plus résistant aux vaccins en raison de nombreuses mutations.

L’OMS tire la sonnette d’alarme

Si les connaissances concernant la dangerosité précise et avérée du variant Omicron restent, à ce jour, partielles voire lacunaires, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a pas tarder à alerter dès ce lundi 29 novembre sur le « risque très élevé » qu’il représente au niveau mondial. Dans un document technique rendu public, l’OMC qualifie Omicron de variant « hautement divergent », et ajoute, « étant donné les mutations qui pourraient conférer un potentiel d’échappement à la réponse immunitaire [ndlr : une résistance aux anticorps produits par un vaccin ou une infection], tout comme possiblement donner au virus un avantage en matière de transmissibilité, la probabilité qu’Omicron se répande au niveau mondial est élevée. » Autrement dit, la menace doit être prise au sérieux tout de suite.

Déjà, la liste des pays présentant des cas d’Omicron s’allonge. Le variant a été détecté pour la première fois en Afrique du Sud le 24 novembre derniers. Et d’après l’OMS, sa présence est d’ores et déjà confirmée dans le reste du continent africain, en Méditerranée orientale, en Europe et dans la Pacifique occidental. Ce n’est qu’une question de temps avant que les autres régions du monde ne viennent s’ajouter à la liste. En réaction, plusieurs pays ont fermé leurs frontières, contre l’avis de l’OMS

Gare aux inconnues

En réaction à l’évolution du contexte sanitaire, le Royaume-Uni, actuellement à la tête de la présidence tournante du G7, a convoqué une réunion d’urgence ce lundi 29 novembre, avec les ministres de la santé de France, des États-Unis, du Canada, du Japon, d’Allemagne et d’Italie. La marche à suivre face à la montée du variant Omicron reste une question en suspens. Comme le souligne l’OMS, de nombreuses inconnues demeurent quant à sa contagiosité, ses symptômes et sa provenance (inhérente aux mutations constatées ou du fait d’une meilleure résistante du variant à la réponse immunitaire). Si aucune mort associée au variant Omicron n’a été rapportée, l’OMS rappelle encore les premiers réflexes aux autorités sanitaires : assurer le meilleur suivi possible de la propagation, porter le masque, respecter les gestes barrières, éviter les foules, se laver les mains…

S’agissant de la vaccination, l’OMS reconnait que « des recherches supplémentaires sont requises pour mieux comprendre le potentiel échappement au vaccin et à l’immunité acquise par une infections », mais ajoute tout de même qu’ « en dépit des incertitudes, il est raisonnable de supposer que les vaccins actuellement disponibles offrent quelque protection contre les formes sévères et mortelles de la maladie ».

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