Vite compris le 7 février

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ArcelorMittal décarbone • Pas vraiment du greenwashing puisque le géant de la sidérurgie débarqué en France depuis la fermeture de Denain et Florange va réellement remplacer ses hauts fourneaux au charbon par des équipements électriques et à hydrogène. Annoncé à hauteur de 1,7 milliard d’euros, l’investissement bénéficiera de l’aide de l’État selon une proportion non définie. En jeu, comme le souligne Éric Niedziela, président d’ArcelorMittal France et vice-président Action Climat d’ArcelorMittal Europe, « une pérennité pour la production d’acier en France et en Europe », de quoi motiver des subventions importantes…

Ces investissements concerneront Dunkerque et Fos-sur-Mer – ¼ des émissions industrielles françaises, 30 % de l’empreinte carbone du pays. Énorme ! Au sortir de cet immense chantier, ce sont trois hauts fourneaux sur cinq qui fonctionnent à l’électricité – 10 % d’émissions supprimées. À Dunkerque, c’est l’hydrogène qui sera le combustible de l’usine dite à « réduction directe » pour la purification du minerai de fer, à côté de deux fours électriques. À Fos, l’électricité suffira à produire de l’acier recyclé. Reste à chiffrer la surconsommation de cette électricité : forcément d’origine nucléaire, il faudra en calculer le bilan écologique final.

ArcelorMittal annonce vouloir réduire ses émissions mondiales de 25 % d’ici à 2030 par rapport à celles de 2018, et de 35 % en Europe. Le plan France 2030 va participer à l’effort du sidérurgiste transnational créé à l’origine par l’Indien Lakshmi Mittal. Ce plan consacrera 5,6 milliards d’euros sur les 34 milliards du fonds à accompagner trois secteurs très polluants dans leur effort de réduction du CO2 : l’acier-aluminium, la chimie et le ciment. La subvention prendra l’allure d’achat des tonnes de carbone non émises.

Des vacances d’hiver prometteuses • Un soulagement pour les professionnel·les du tourisme. Lesquel·les ont observé début février des perspectives de fréquentation en hausse des stations de montagne. En augmentation de 3 % par rapport aux vacances d’hiver 2020 – car l’an passé les remontées étaient tout simplement fermées en raison de la crise sanitaire. Un chiffre issu d’une note de synthèse établie le 2 février, par G2A, Liwango et Orange Flux Vision sur le périmètre des 175 stations de sports d’hiver d’Auvergne-Rhône-Alpes. Dans le détail, ce sont les petites stations qui se retrouvent les mieux loties par rapport aux stations des grands domaines. Chamonix, par exemple, annonce un hiver « en retrait », selon les propos de son directeur de l’Office de tourisme Nicolas Durochat. La faute à une clientèle internationale qui fait encore défaut.

Bitcoin, la chute ! • C’est le 24 janvier que la monnaie virtuelle a connu le grand plongeon, une dégringolade de plus de 50 % par rapport à son pic historique de novembre 2021, à 68 992 dollars. Le bitcoin tourne aujourd’hui autour de 36 000 dollars. Les acheteur·ses qui auraient dû vendre à quelque 70 000 dollars remâchent leurs déconvenues : ils et elles n’ont pas compris que leur cryptomonnaie était liée aux indices boursiers et aux valeurs technologiques américaines. Or la Bourse a « dévissé » en raison de l’inflation confirmée et du risque de conflit russo-ukrainien sur toutes les grandes places (Paris, 3,97 %, Francfort, 3,80 %, Milan, 4,02 %, Londres, 2,63 %) et le Nasdaq à New York (1 %) le 24 janvier. Et c’est le coup de frein soudain des abonnements à la plate-forme Netflix, le 21, avec une chute de son cours de 20 %, qui entraîne la chute des valeurs technologiques américaines dont le bitcoin. Plus que jamais, la monnaie du XXIe siècle montre son caractère ultra-spéculatif…

Le taux de fraude sur les paiements par carte bancaire au plus bas ! • Et c’est tant mieux. Selon les chiffres dévoilés jeudi 3 février par l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiements (OSMP), le taux de fraude aux paiements par carte bancaire a baissé durant le premier semestre 2021. Après trois années de hausse, le niveau atteint à peine 0,061 %. Soit un taux qui se rapproche de « son plus bas niveau historique ». Une des explications : le développement d’un dispositif d’authentification forte lors des paiements à distance. En outre 97 % des acheteur·ses actif·ves sur Internet étaient équipé·es d’un dispositif d’authentification forte. À savoir une vérification de leur identité – via une application bancaire sécurisée, un dispositif d’envoi de codes ou un appareil physique dédié.

Journaliste-Chef de service rédactionnel. Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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