Le verbatim de… Sarah El Haïry, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale

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Sarah El Haïry entend réconcilier les jeunes avec le vote.

Les jeunes d’aujourd’hui ne votent plus ? Simple désintérêt ou revendications personnelles, le verdict est sans appel : les moins de 35 ans ne se présentent plus aux urnes ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Près de 67 % des Français·es n’ont pas voté lors des élections régionales en juin. Un record sous la Ve République. Selon une enquête d’Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, 87 % des 18-24 ans ont fait le choix de s’abstenir.

Une telle abstention s’explique-t-elle par une défiance à l’encontre des politiques ? Le sentiment croissant d’assister à des combats médiatiques sans réels fondements, qui s’apparentent à des guerres d’ego. Le récent débat télévisé entre Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon illustre parfaitement ce propos. Les jeunes générations s’engagent autrement. Acteurs du changement climatique et victimes de la crise sanitaire, leur parole filtre par l’intermédiaire des réseaux sociaux, des manifestations. Le réflexe démocratique du scrutin s’évanouit et laisse place au sempiternel « à quoi bon ? ». Après tout, n’est-ce pas « dur d’avoir 20 ans en 2020 ? » MM

« Nous sommes en face d’un paradoxe jeune. D’une part, les jeunes ont indéniablement soif d’action. L’année que nous venons de traverser depuis le début de l’épidémie de covid-19 l’a démontré. Combien de jeunes se sont spontanément mobilisés pour aller à la rencontre des personnes âgées, des personnes isolées qui avaient besoin qu’on leur tende la main ? En mars 2020, en pleine vague covid, nous avons lancé le site jeveuxaider.gouv.fr pour permettre la mise en relation d’associations et de bénévoles pour répondre à des missions ponctuelles de solidarité et permettre la continuité de la vie de la Nation. Verdict : près de 350 000 personnes se sont inscrites dont 40 % ont moins de 30 ans..

C’est un fait : notre jeunesse s’engage pour les causes qui lui sont chères mais délaisse le vote […]. Il s’agit maintenant de trouver les leviers pour faire de cet engagement bien réel de notre jeunesse un accélérateur pour notre vie démocratique.

Devant de tels taux d’abstention, devant un tel désamour du fait politique et démocratique, notre action doit s’articuler en profondeur avec des politiques publiques fortes en faveur de la refondation du lien de notre jeunesse avec nos institutions. C’est l’objet de notre action au gouvernement. Une politique publique comme le Service national universel a, au fond, pour but une seule chose : recréer du commun dans le cœur des jeunesses de France. »

Retrouvez l’intégralité de la tribune publiée sur Le Télégramme ici

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