Le verbatim de… Philippe Morel, président de Dynamic Workplace

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Temps de lecture constaté 2’30

« Objectif zéro carbone : vers une consommation plus responsable des espaces de travail »

Les enjeux de l’impact écologique et de l’empreinte carbone des entreprises et de leurs espaces de travail ne peuvent plus être négligés. Mieux, les sociétés se doivent désormais d’engager des démarches écoresponsables ou, a minima, de changer leurs habitudes les plus polluantes. Philippe Morel dirige une entreprise spécialisée dans la création et la gestion des espaces de travail. Dans une tribune pour Entreprendre, il délivre les grands enjeux de la gestion de leur empreinte carbone pour les entreprises. Et les impératifs d’une consommation plus responsable des espaces de travail.

La consommation énergétique abusive par les entreprises de leurs bureaux est un fléau environnemental. Dans un contexte de transition écologique globale et de responsabilités à tous les étages, la gestion de l’empreinte carbone n’est plus une option. Les entreprises se doivent d’évaluer leur impact sur l’environnement, et d’adapter leurs espaces de travail à la transition. D’autant plus lorsque l’on considère l’impact (considérable) des bureaux professionnels sur les émissions de CO2. Preuve en est : les émissions de ce gaz très polluant auraient baissé de 7 à 9 % en 2020, grâce aux mesures de confinement et à la désertion des bureaux par leurs occupants. Au passage, merci le télétravail. Problème, si les entreprises ne profitent pas de l’occasion pour s’engager et inscrire leurs espaces de travail dans une démarche écoresponsable, le retour massif au bureau s’accompagnera inévitablement d’un nouveau rebond des émissions. La transition est une nécessité, une urgence, mais aussi une opportunité. L’opportunité pour les entreprises de satisfaire aux nouvelles réglementations, l’opportunité pour les entreprises de soigner leur image de marque, l’opportunité pour les entreprises de doper leur attractivité auprès des nouvelles générations de travailleur·ses toujours plus sensibles aux enjeux climatiques. Et, surtout, l’opportunité pour la transition écologique de bénéficier de coups de pouces indispensables.  ABA

Tribune. Par devoir écologique et d’exemplarité, plus aucune entreprise ne doit faire l’impasse sur la mise en place d’une démarche environnementale vertueuse. Alors que la consommation abusive de m2 représente entre 500 à 800 kg de CO2 par m² de bureaux, comment lutter contre ce fléau ?

Maintenir la baisse des émissions de gaz due à la pandémie
L’empreinte carbone vise à évaluer l’impact sur l’environnement, et plus particulièrement les émissions de gaz à effet de serre, liées à cette activité. D’après le Haut Conseil pour le Climat, les émissions de CO2 devraient avoir baissé de 7 % à 9 % en 2020, en raison des mesures de confinement. Mais sans la mise en place d’initiatives « vertes » dans les plans de relance économique, les experts craignent un nouveau rebond.

Pour les entreprises, s’engager en faveur de la préservation de l’environnement n’est plus une option, c’est une nécessité. Pour que l’année 2020 ne soit pas une exception, elles doivent redéfinir leur modèle d’organisation pour veiller à minimiser leur empreinte carbone et s’activer pour une baisse durable des émissions de CO2.

Décret tertiaire, marque employeur…
La transition vers un comportement environnemental plus respectueux présente de nombreuses opportunités. D’un point de vue légal, cela permet aux entreprises de faire face aux nouvelles réglementations telles que le Décret Tertiaire, mais également d’anticiper, pour préserver la valeur patrimoniale future de l’actif. En termes d’image de marque, c’est un élément clé de confiance pour les clients. C’est le propre d’une entreprise résiliente, qui sait remettre en question ses fonctionnements, en innovant au bénéfice des parties prenantes. Et plus encore, les nouvelles générations attendent désormais des entreprises une conformité aux principes du développement durable et de la RSE.

La prise en compte de ces valeurs démontre la capacité d’adaptation et la robustesse de l’entreprise. Tout cela œuvre en faveur de l’attraction des talents mais constitue également un moteur d’engagement pour les collaborateurs qui se retrouvent dans les valeurs de l’entreprise. Enfin, lorsque cette transformation est correctement effectuée, elle permet à l’entreprise de faire des économies dans le coût opérationnel par collaborateur.

Des solutions pragmatiques existent
Pour revoir efficacement son organisation, l’entreprise doit au préalable évaluer le taux d’occupation de ses bureaux pour connaître ses besoins réels. Elle peut aussi optimiser son environnement de travail en investissant en matériaux, isolation, technologies et mobilier. Si l’entreprise dispose d’espaces inutilisés, elle peut choisir de s’en séparer ou de leur attribuer un nouvel usage, par exemple en y invitant son écosystème ou en y intégrant des solutions flexibles.

Retrouvez l’intégralité de la tribune ici

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.