Hôtellerie-restauration : une perte de 237 000 employé·es depuis le début de la crise !

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Selon la Dares, l’hôtellerie-restauration a perdu 237 000 employé·es depuis le début de la crise. Soit la conséquence directe des mois de fermeture et de la mise en place du chômage partiel.

Nouveau coup dur pour les restaurateurs ! En février 2021, 67 % des effectifs (722 000 salarié·es) étaient en chômage partiel. De fait, l’emploi a chuté de 18,1 % entre février 2020 et février 2021, passant de 1,309 million d’employé·es à 1,072 million. Cette année, seulement 213 000 salarié·es ont rejoint les rangs de l’hôtellerie-restauration (contre 400 000 avant la crise), ils·elles sont cependant près de 450 000 à avoir démissionné.

Fin juin 2021, lors de la reprise de l’activité, les restaurateurs ont fait face à des difficultés de recrutement considérables. Et pour cause, certain·es salarié·es ont quitté le secteur lors des périodes de fermetures administratives. D’autres, alors en chômage partiel, ont cumulé des contrats dans d’autres secteurs d’activité. Lesquels ont sans doute été plus sûrs et plus rentables pour ces ancien·nes travailleur·ses de la restauration… jamais revenu·es ! Début septembre, la ministre du Travail Élisabeth Borne pointait du doigt les conditions salariales du secteur : « Des rémunérations qui ne sont pas à la hauteur ! ». Forcément, quand vous bénéficiez de meilleures conditions de travail ailleurs, à quoi bon revenir ?

D’après la Dares, qui dépend du ministère du Travail, on comptait potentiellement 46 000 salarié·es indisponibles au moment de la réouverture. Résultat, le secteur qui pèse 65 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, enregistre une pénurie de main d’œuvre considérable.

La défiscalisation des pourboires, un « coup de pouce » du gouvernement
Le Président de la République Emmanuel Macron annonçait lundi 27 septembre la défiscalisation prochaine des pourboires par carte bancaire. Une manière « d’ajouter au pouvoir d’achat » des employés des cafés et restaurants. Dans le secteur, on accueille cette initiative à bras ouverts : « C’est une excellente nouvelle, car le pourboire fait partie de l’attractivité de nos métiers. Mais maintenant que tout le monde paie par carte bleue ou via des applications, très souvent on n’a plus de monnaie pour rajouter 3 à 5 euros pour le service. Quand on aura la possibilité de laisser un pourboire sur la note, ce sera beaucoup plus facile », se réjouit Didier Chenet, président du GNI, syndicat des indépendants de l’hôtellerie restauration.

Bref, une mesure censée donner un coup de pouce aux salarié·es ! Et qui tente de les faire (re)venir. Environ 110 000 postes seraient à pouvoir dans le secteur… MM

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