Plan ECOS 2025 : Audencia entend devenir une « école meilleure pour le monde » !

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L’école de commerce nantaise a dévoilé son plan stratégique et ses ambitions à horizon 2025.

Ne pas être « la meilleure école du monde »  mais une « école meilleure pour le monde ».  C’est sans doute ce qu’il ressort du plan stratégique d’Audencia Business School, baptisé plan « ECOS 2025 » et né en vue de relever trois ambitions majeures : la création et l’utilisation de technologies et d’informations responsables, des approches managériales qui favorisent des organisations et sociétés inclusives et la mise en œuvre de modèles d’affaires et de développements soutenables, soit en phase avec les objectifs de neutralité carbone. Et pour relever de tels défis, l’école nantaise misera notamment sur la naissance de Gaïa, l’école de la transition écologique et sociale, une hybridation généralisée des compétences et une ouverture sociale plus prononcée.

Enseignant·es-chercheur·ses, étudiant·es, collaborateur·rices, alumni, toute l’équipe Audencia a joué un rôle dans l’élaboration de ce plan qui oriente les objectifs de l’école pour les cinq prochaines années. Avec – bien entendu – au cœur du programme l’étudiant·e de demain, ou « l’homo-audenciens », formé autour d’un trio de compétences : professionnelles, comportementales et sociétales. Avec l’ambition d’accélérer la transformation vertueuse des individus.

Zoom sur Gaïa, l’école de la transition écologique et sociale
« La toute première école lancée par une business school en droite ligne des objectifs de développement durable », se félicite Christophe Germain, directeur général d’Audencia. Aucun·e étudiant·e ne dérogera à la règle et devra passer par cette école, qu’il·elle soit en formation initiale ou continue. Le dispositif sera aussi ouvert aux autres étudiant·es, sans condition de diplôme. Au programme – entre autres – de Gaïa : sciences de l’énergie, biologie, urbanisme ou sociologie. Avec aussi une propre gouvernance et un bâtiment dédié à horizon 2025.

Place aux compétences hybrides et plus d’ouverture sociale ?
Le fameux « homo-audenciens » ! En réalité, la transformation a déjà débuté. En témoigne la création du BBA Big Data & Management, en partenariat avec Centrale, qui accueillera sa première promotion  de 40 étudiant·es en septembre. Une formation à la fois tournée autour de compétences en ingénierie (pilotées par Centrale, fidèle partenaire d’Audencia) et en management (chapeautées par l’école de commerce). L’objectif est clair pour Christophe Germain et son équipe : « 100 % d’étudiant·es doté·es de compétences hybrides en 2025 » !

Christophe Germain, directeur général d’Audencia

Mais cette « meilleure école pour le monde » profitera-t-elle à toutes et tous ? Pour rappel, une équipe de chercheur·ses de l’Institut des politiques publiques (IPP) a mené une nouvelle enquête sur la démocratisation des Grandes écoles. Résultat, rien de nouveau sous le soleil… entre 2006 et 2016 la part d’étudiant·es issu·es des milieux les plus défavorisés (ouvrier·ères et personnes sans activité professionnelle) ne dépasse jamais les 10 % dans ces établissements. À Audencia, on ne fait ni trop mieux ni moins bien : 18 % d’étudiant·es boursier·ères. Pas assez pour Christophe Germain qui espère ramener ce chiffre à 25 % en 2025. Très difficile, car, encore une fois, « nous prenons les étudiant·es qui postulent », souligne le directeur général d’Audencia.

Pour ce faire – et s’attaquer à la question plus en amont – il faudra notamment s’appuyer sur le programme Brio, un dispositif qui lutte en faveur de l’égalité des chances via du soutien scolaire et des informations éducatives post-bac. Des étudiant·es tuteur·rices s’adressent à des lycéen·nes issu·es de milieux modestes dans l’agglomération nantaise. Le dispositif – centré sur l’ouverture à tout l’enseignement supérieur – va être dupliqué pour promouvoir les filières Audencia, une façon pour l’école de tenter de booster son ouverture sociale. Faudra-il pour autant passer par de la discrimination positive ? Pas question pour Christophe Germain : « Imaginez ce que peut ressentir un jeune à qui on dit “tu pourras accéder à cette école non pas pour ton mérite mais parce que des quotas ont été mis en place et favorisent ton acceptation…” », proteste le directeur général de l’école de commerce.

Audencia en 2025, quelques chiffres :

  • 10 000 étudiant·es (6 500 en 2020), dont 2 000 formé·es à l’international (600 en 2020)
  • 200 enseignant·es chercheur·ses (134 en 2020)
  • 25 % de boursier·ères (18 % en 2020)
  • 600 collaborateur·rices (380 en 2020)

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