Grandes écoles : une insertion presque garantie

Toujours un excellent tremplin vers l’emploi.

C’est ce qu’on appelle passer entre les mailles du filet. Les diplômé.es 2019 des grandes écoles ont devancé la crise sanitaire Sars-CoV-2 puisqu’ils.elles affichent des taux d’insertion sur le marché de l’emploi toujours aussi élevés.

Et pour cause, la collecte de l’enquête réalisée* par la Conférence des grandes écoles (CGE) s’est étalée entre décembre 2019 et… mars 2020. Timing parfait. Une insertion rapide, des salaires en hausse et des emplois stables, la génération des grandes écoles – pré-covid – fait-elle figure de génération dorée ?

Les grandes écoles prouvent de nouveau qu’elles constituent un excellent tremplin vers la vie active. Que ce soit au nom des délais raccourcis pour que les diplômé.es trouvent un emploi ou même sur les caractéristiques propres de cet emploi : stabilité, salaire, satisfaction. Deux mois après l’obtention de leur diplôme, presque 86 % des étudiant.es des grandes écoles se retrouvent embauché.es, le taux net d’emploi atteint même 88 % six mois après validation du cursus. De quoi faire pâlir nombre d’universités. Mieux encore, les deux tiers de ces étudiant.es sont recruté.es par leur entreprise avant même l’obtention du diplôme.

Embauché.es, c’est bien. Hautement rémunéré.es, c’est encore mieux. En moyenne, ces jeunes salarié.es touchent un pécule brut annuel d’environ 35 700 euros hors primes – quasi 39 000 avec primes. Les sortant.es d’écoles de management se révèlent les mieux loti.es. Malgré tout, on note un écart de salaire entre femmes et hommes (5,9 %) en faveur… de la gent masculine, bien sûr. Les grandes écoles n’échappent pas aux inégalités.

Stage de fin d’études décisif
Lorsque l’on interroge les diplomé.es 2019 des grandes écoles sur les conditions de travail, les relations entre collègues, la rémunération, le niveau d’autonomie et de responsabilité, et la localisation géographique, environ 84 % d’entre eux.elles s’estiment « très satisfait.es » ou « satisfait.es » de leur emploi. Généralement, ils.elles occupent le même emploi que leur stage de fin d’études, principale voie d’accès à l’emploi (environ 30 %).

Enfin, les TPE-PME se présentent comme le principal employeur de ces diplômé.es (40 %). Qu’ils.elles sortent d’écoles de management ou d’ingénieurs, les étudiant.es se dirigent le plus souvent vers les sociétés de conseil. Seul.es 2,7 % décident de reprendre ou créer une entreprise. Les grandes écoles affichent donc des taux d’insertion performants, des résultats sans doute alléchants pour les futur.es étudiant.es de l’enseignement supérieur. Profitons-en, car la génération covid des grandes écoles ne devrait pas être promise à de si hautes destinées. GW

* Enquête réalisée auprès de 190 grandes écoles membres, représentant 97,9 % des établissements concernés

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