Papisy, partez à la retraite plus tôt et la conscience tranquille

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Qui ? Papisy
Quoi ? un plan d’épargne retraite (PER) à partir de 50 euros par mois et responsable

Oubliez les chamailleries politiques entre le parti présidentiel et les Insoumis. Lesquels s’écharpent, via notamment les deux chefs de file Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, sur l’âge légal de départ à la retraite – plutôt 65 ans pour l’un, 60 pour l’autre. « Un débat de court terme qui ne vise que le maintien à l’équilibre d’un système voué à l’échec au regard du vieillissement démographique visible en France », lance Thomas Givry, cofondateur de la start-up Papisy, qui entend bien redonner un peu de pouvoir et de liberté aux actif·ves au moment où ils·elles décideront de lâcher la rampe. À condition de bien s’y préparer.

Comme un bon nombre de Français·es, Thomas Givry a profité de cette parenthèse Sars-CoV-2 pour mûrir ses projets et ses envies, lui qui a longtemps eu « la tête dans le guidon ». Donner plus de sens à ce qu’il fait, proposer une démarche responsable, démocratiser la finance… voilà sans doute les trois ingrédients principaux de la recette Papisy, concoctée dès 2020. Conseiller en gestion de patrimoine pendant 18 ans, passé aussi par des grands groupes comme Arthur Andersen et KPMG, Thomas Givry se lance dans l’aventure avec Emmanuel Batifoulier, spécialisé en communication. « Un bon tandem, complémentaire ! », nous confie l’entrepreneur âgé de 43 ans. Surtout, Papisy sonne comme un nouveau souffle dans sa carrière.

50 euros par mois… le plus tôt possible !

Concrètement, le principe fonctionne comme un PER classique : les clients Papisy mettent de l’argent de côté aujourd’hui qu’ils pourront retirer demain – comprenez dès lors qu’ils souhaiteront partir à la retraite. Le futur s’anticipe et l’incertitude se dompte. À coups de 50 euros par mois – au minimum. Surtout, « aucun versement initial minimal ! », précise Thomas Givry.

Thomas Givry (à droite) et Emmanuel Batifoulier, fondateurs de Papisy

Pour Papisy, « la retraite est un truc de jeunes ». Pas d’âge pour commencer à se constituer un capital en vue d’assurer un matelas de sécurité le moment venu. Car pour rappel, 42 % des 25-34 ans s’attendent à ce que le système de retraite n’existe plus au moment de leur départ à la retraite, révèle l’enquête menée en 2020 par la Caisse des dépôts, intitulée « Patrimoine et préférences vis-à-vis du temps et du risque ». Bref, avec Papisy, à quel âge peut-on espérer partir à la retraite ? « Tout dépend du moment à partir duquel vous avez commencé à cotiser et du montant épargné, mais les gens peuvent réellement partir à la retraite plus tôt en comparaison avec le système classique de retraite français », explique le cofondateur de Papisy.

Un PER responsable

« Tout le monde ne s’intéresse pas à la finance mais tout le monde est concerné par la retraite », insiste Thomas Givry. Alors le défi de Papisy, c’est aussi d’aller chercher les Français·es les moins averti·es, celles et ceux qui ne comprennent pas toujours les mécanismes financiers mais qui s’inquiètent pour leur retraite. « Bref, inutile de s’appeler Warren Buffet pour investir », sourit le Biarrot. La jeune pousse souhaite démocratiser la finance. Bon timing, la pandémie a accouché de néophytes en matière de placements financiers – la mode est, pour l’heure, à la crypto.

Ce qui distingue Papisy d’un PER lambda : la conviction des clients. La volonté de cotiser, évidemment pour sa future retraite, mais aussi pour l’environnement. L’argent placé soutient des entreprises engagées dans la transition énergétique et le développement durable. Et c’est bien le client qui choisit vers quelles thématiques son argent sera investi, trois collections existent : l’eau, la planète et l’énergie ! « Sauve ta retraite, sauve ta planète », aime raconter la start-up.

Pour l’heure, 250 clients ont fait confiance à Papisy – une offre de niche. Mais Thomas Givry et sa bande ne s’interdisent rien : ils espèrent faire de Papisy le leader de l’épargne retraite en France. L’entreprise pense, dans les prochains mois, à une levée de fonds à hauteur de 2 millions d’euros. Sinon, « on réinvestira avec nos fonds propres », annonce Thomas Givry, qui pense sans doute aussi – et déjà – à la retraite… de ses trois enfants.

Journaliste-Chef de service rédactionnel. Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise, etc.). Friand de football et politiquement égaré.

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