Just One Card : la carte de visite du futur

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Qui ? Just One Card
Quoi ? Une carte de visite connectée et durable

Elle est unique. Elle est écolo. Elle est made in France. Et elle signe la fin des paquets de cartes de visite obsolètes. Just One Card propulse les échanges professionnels dans le futur via sa carte de visite unique et connectée. Il suffit d’une rencontre, celle de la puce électronique contenue dans la « JOCard », et d’un smartphone pour que les coordonnées soient automatiquement enregistrées dans le répertoire d’un nouvel interlocuteur. Une idée originale et durable, venue de trois étudiants ingénieurs de Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Avis à ceux qui perdent la mémoire. À ceux qui n’ont aucun sens de l’organisation mais un profond sens éthique. À ceux qui gribouillent des coordonnées sur un vieux ticket de banque ou qui entassent les cartes de visite dans un tiroir où la poussière fait loi. À ceux trop occupés ou trop éparpillés pour trier leurs contacts… C’est à vous que s’adresse Just One Card. Juste une carte de visite high tech, en bois recyclé et made in France. Pour une présentation professionnelle percutante, esthétique et surtout durable. Entretien avec William Bellity, cofondateur de la marque.

William Bellity, expliquez-nous le concept de Just One Card.

Just One Card propose une alternative à la carte de visite papier. Nous avons créé une carte de visite en bois recyclé made in France. Celle-ci est dotée d’une puce qui transmet toutes vos coordonnées lorsqu’elle est connectée à un smartphone. Les utilisateurs disposent également d’un identifiant et d’un mot de passe utilisable sur la plate-forme Just One Card, ce qui leur permet de modifier leur profil numérique quand ils le souhaitent. Mais aussi d’ajouter un nouveau profil lorsqu’ils exercent plusieurs activités professionnelles.

Un profil Just One Card. Crédits : Just One Card

Une fois en possession de la « JOCard », que faut-il faire ?

Just One Card propose deux possibilités pour transmettre ses coordonnées. La carte dispose d’une puce NFC. Il s’agit de la même technologie utilisée pour le paiement sans contact dans les cartes de crédit. Les smartphones sont de plus en plus réceptifs à ce signal. Il suffit donc de passer la carte à l’arrière du téléphone et le profil numérique de la personne apparaît. Ensuite il faut appuyer sur le bouton « ajouter contact » et les coordonnées se téléchargent automatiquement au sein du téléphone de l’interlocuteur. Et ce contact sera plutôt garni puisqu’il comporte non seulement le nom, prénom et numéro de téléphone mais aussi une photo des sites Internet, une brochure, etc. La puce NFC fonctionne sur les téléphones Android et Apple depuis l’iPhone 8. Si les téléphones sont plus anciens nous avons ajouté un QR code au dos de nos cartes. L’utilisateur devra le scanner et obtiendra les mêmes informations que dans la première hypothèse.

Comment l’idée vous est-elle venue ?

À l’époque, ma copine était en école de cinéma à Paris. Elle souhaitait travailler dans la production, un métier difficile, encore plus en tant que femme. J’ai voulu l’aider à étoffer son réseau professionnel en lui créant une carte de visite. Nous avons conçu le prototype avec deux copains, Antoine Payre et Louis Marion. Nous sommes tous les trois étudiants de l’École des Mines de Nancy (une école d’ingénieurs, ndlr). Puis nous avons réalisé que ce projet intéresserait d’autres personnes. Et nous nous sommes lancés. Officiellement la création de l’entreprise remonte à juillet 2021, nous avons développé le produit deux mois avant et l’avons commercialisé après, en octobre 2021.

De gauche à droite : Antoine Payre, William Bellity et Louis Marion, fondateurs de Just One Card. Crédits : Just One Card

Vous mettez particulièrement en avant le caractère durable de Just One Card.

Nous avons appris que 88 % des cartes de visite (en format papier) sont jetées deux semaines après leur utilisation. À l’occasion d’un salon 15 000 à 30 000 cartes sont échangées et autant de papier jeté. Pour notre carte en bois, nous avons procédé à une petite analyse de cycle de vie, avec les chiffres que nous avions sous la main. Et nous avons établi qu’à partir du moment ou notre carte dépassait les trente utilisations, malgré la puce électronique et les serveurs, notre bilan carbone était plus faible que les cartes de visite en papier. Sans oublier : notre carte se conserve indéfiniment grâce aux modifications possibles depuis notre site !

Vous travaillez déjà avec de grandes entreprises, comme Axa ou EDF, avez-vous rencontré le succès escompté ?

De grands groupes nous font confiance. Il s’avère que nous avons une traction assez importante pour ce produit. Parce que les entreprises se démarquent grâce à la « JOCard » mais aussi en raison des démarches RSE qui prennent de plus en plus de place dans les grandes entreprises. Elles commencent par commander nos cartes pour de petites équipes. C’est par exemple le cas chez EDF qui a commandé pour une équipe de dix personnes, puis de trente et là, ils viennent passer commande pour une équipe de cent cinquante salariés ! Pour autant les indépendants restent notre cœur de cible. Car notre carte a une valeur ajoutée plus importante pour ces entrepreneurs qui ont absolument besoin de développer leur réseau. Eux n’ont pas l’avantage de la renommée ni le pouvoir marketing d’une grande entreprise.

Quelle est la prochaine étape de Just One Card ?

Nous souhaitons aller plus loin avec notre deuxième vision : assurer la continuité des relations en donnant du contexte à chaque rencontre. Après un salon, on peut rentrer avec dix ou vingt cartes de visite. Il faut être assidu, trier, rentrer les coordonnées dans son téléphone ou son logiciel de gestion client… Notre objectif est d’enlever toute cette partie lassante et sans valeur ajoutée. Grâce à une application mobile nous souhaitons créer un répertoire qui permettra à l’utilisateur de savoir qui il a rencontré, quand et où, mais aussi d’ajouter une note ou une catégorie à ce nouveau contact. Cette application est en cours de développement et nous visons une première bêta test pour début octobre.

Propos recueillis par Marie Sanchis

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