Choco, nouvelle licorne de la foodtech

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Qui ? Choco
Quoi ? Une plate-forme de gestion des commandes entre restaurateurs et fournisseurs

La famille des licornes européennes s’agrandit. Grâce à une dernière levée de fonds XXL, la start-up franco-allemande Choco rejoint la liste des jeunes pousses valorisées à plus d’1 milliard de dollars. Une réussite fulgurante, pour une start-up lancée en 2018. Choco compte aujourd’hui comme l’un des cadors de la foodtech, dans l’ombre des géants de la livraison de repas.

Comme l’ensemble des entreprises, restaurateurs et fournisseurs ont du s’adapter à la crise de la covid et accélérer leur intégration des outils numériques. Dans ce contexte, le click and collect ou encore les paiements sans contact sont aujourd’hui des incontournables. Outre le renouveau des pratiques et de la relation client, le secteur de la foodtech est en plein boom, et des pépites développent des outils b to b qui réinventent les pratiques des restaurateurs. C’est le cas de la start-up Choco, fondée en Allemagne et en France en 2018 par trois entrepreneurs. Le français Grégoire Ambroselli et les deux allemands, Daniel Khachab et Julian Hammer. Précisons que le nom « Choco » fait référence à un département colombien qui abrite l’un des écosystèmes les plus riches de la planète.

Le concept de Choco : proposer une plate-forme numérique pour connecter restaurants et fournisseurs et améliorer le processus de commande. Le tout dans une optique de gain de temps, d’argent et de matières premières. Ainsi, Choco permet aux restaurateurs de passer commande auprès de leurs fournisseurs en quelques secondes. Grâce à une application qui rappelle celles des messageries instantanées (WhatsApp, Messenger…).

Gagner du temps et réduire les pertes

Les avantages : un gain de temps estimé à 3 heures par semaine et une optimisation de ses commandes. « Chaque restaurateur a en moyenne 13 fournisseurs, dont environ la moitié qui interviennent quotidiennement. Mais les commandes se font essentiellement par téléphone, ce qui engendre beaucoup d’erreurs, exclut toute trace écrite et oblige les fournisseurs à tout retranscrire sur des bons d’achats », explique le co-fondateur Grégoire Ambroselli. De fait, c’est cette promesse de simplification, au sein d’un secteur encore peu numérisé, que Choco offre à ses clients.

Chaque restaurateur peut utiliser Choco pour ouvrir un canal de communication avec chacun de ses fournisseurs, dans lequel les commandes sont rassemblées et les produits référencés. De la même façon, les fournisseurs peuvent utiliser l’application pour informer leurs clients de nouveaux produits ou de ruptures de stock. Une façon de lutter contre le gaspillage alimentaire (10 millions de tonnes de produits et 16 milliards d’euros par an en France selon l’Ademe). Et de « rendre la circulation de la nourriture autour de la planète transparente et durable », dixit Choco.

Une nouvelle licorne

Depuis sa création, la jeune pousse est sur la pente ascendante. Choco emploie aujourd’hui 400 personnes et relie 15 000 restaurateurs et plus de 10 000 fournisseurs dans six pays (France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, États-Unis). Sur le seul mois de mars 2022, plus de 1,1 milliard de commandes ont été passées sur sa plate-forme. Toutefois, Choco ne compte pas s’arrêter là, tant le marché potentiel est large (164 000 restaurants en France selon l’Insee).

Preuve de son ambition et de son attractivité, la start-up vient de boucler une levée de fonds de série B2 de quelque 102 millions d’euros. Une levée XXL qui s’ajoute à une autre de 82,5 millions d’euros, réalisée il y a six mois. Des tours de table qui portent la valorisation de Choco à 1,12 milliard d’euros. Et, surtout, au statut de nouvelle licorne de la foodtech européenne.

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