Qui veut être mon associé? une 2e saison à soutenir

Temps de lecture estimé : 2 minutes

L’émission de M6 100 % start-up-création-soutien d’entreprise est revenue. Qui veut être son public ?

Olivier Magnan, rédacteur en chef

Consacrer deux heures d’émission à des entrepreneur·ses venu·es financer – peut-être – d’autres innovateur·rices en quête d’accompagnement et de fonds, il n’y a qu’au Japon ou aux États-Unis qu’on l’ose. Et désormais de nouveau en France. Qui veut être mon associé ?, cette émission de flux* qui avait tenté une première approche mitigée en 2020 sur M6, est revenue chatouiller nos neurones d’entrepreneur·es le 5 janvier en grande écoute, de 21 heures à minuit (et M6 blinde dans la foulée avec Patron incognito, une autre façon de mettre en scène la passion d’entreprendre en France).

Nicolas de Tavernost, l’indétrônable patron de M6, a donc remis un ticket sur la formule produite par Sony Pictures Television France (Nathalie Civrais), elle-même inspirée des Dragon’s Den (littéralement l’Antre du dragon) et Shark tank (La mare aux requins, si l’on veut) de la Nippon Television.

En adoptant le titre moins agressif de Qui veut être mon associé ?, M6/Sony Pictures tempèrent le concept qui voit un jury, non pas de requins mais de solides patron·nes qui ont réussi, écouter le pitch de start-uppeurs plus ou moins sûr·es d’eux et elles. D’un côté, des gens à l’acmé de leur parcours capables de mobiliser, en 20 minutes, 25 000, 300 000, voire un million d’euros pour un concept ou une boîte déjà lancée. De l’autre, des jeunes ou moins jeunes gens en quête d’associé·es qui jouent leur vie pour un conseil ou des moyens. Assommant ? Sanglant ? Déprimant ? Absolument pas ! À part L’Humanité qui avait, en son temps, fustigé l’émission en y voyant la « propagande du patronat », les critiques restent positives +++ et pour cause : le grand public vibre face à la confrontation, sorte d’Affaire conclue où les « objets » sont des idées et des marchés, et les « vendeurs » des gens qui seront les fleurons des entreprises françaises de demain.

Ce soir-là ont défilé des cosmétiques solides et bios, des lave-vaisselle minuscules et économiques, des biscuits en billes, une trousse de premiers secours rage de dents et une autre de linges de salle de bains tissés en bambou, sans oublier le million de vieux livres entassés dans un entrepôt qu’un rescapé de la vie de 57 ans veut sauver, à la manière d’un anti-Farenheit 451 (défi relevé par Éric Larchevêque, créateur de Ledger, portefeuille de cryptomonnaies, ému aux larmes). Tous ont trouvé fonds et conseils, sauf l’incroyable dentiste Berrebi reparti sans rien sinon les encouragements du jury avec sa trousse de premiers gestes dentaires sous le bras, pourtant génialement conçue et dolosivement miraculeuse !

QVEMA ? vaut mille fois tous les bêtes Koh-Lanta dispendieux et faussés pour le magnifique bouquet d’idées et de trouvailles de ces Français·es qui vainquent à eux et elles seul·es toutes les covid du monde. Il y a urgence pour que tous les amateurs et amatrices d’aventures comprennent qu’une entreprise est aussi un jeu et la concrétisation d’une idée utile à tout le monde. Que tous nos lecteur·rices se donnent rendez-vous ce soir-là devant le psychodrame orchestré de M6. Leur soirée en sera illuminée.

* Par opposition aux émissions dites de stock, les programmes de flux sont éphémères comme les journaux et magazines d’information, les jeux, les émissions de divertissement, la météo, le sport, le télé-achat… Ce qui ne les empêche pas de connaître une pérennité.

Le jury de la deuxième saison de Qui veut être mon associé ?

Marc Simoncini : fondateur du site de rencontres Meetic, de la marque d’optique Sensee et d’Angell, une entreprise qui développe des vélos électriques. Il a accompagné la levée de fonds de sociétés comme Made, Melty, Molotov ou Winamax. Éric Larchevêque : ingénieur cofondateur de Ledger, 9e licorne française, dans le domaine de la sécurité des crypto-actifs. Delphine André : présidente du Groupe Charles André, acteur européen du transport et de la logistique. Anthony Bourbon : fondateur et CEO de Feed, nouvelle licorne, société dédiée à la nutrition et investisseur dans plus de 45 start-up. Jean-Pierre Nadir : fondateur du comparateur de voyage EasyVoyage.fr et du premier portail de distribution de voyages dédié au tourisme responsable, FairMoove.fr. Isabelle Weill : présidente de la société IWCorp, immobilier, tech, cosmétique et santé.

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