L'alternance rencontre un franc succès !

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Plus de 8 jeunes sur 10 se déclarent satisfait·es de leur alternance, à en croire le récent observatoire du même nom.

« Une dynamique exceptionnelle », s’est réjouie début février la ministre du Travail Élisabeth Borne, après l’annonce des chiffres de l’apprentissage en 2021. La tendance est là : les jeunes se révèlent de plus en plus nombreux à morceler leur emploi du temps entre cours théoriques et immersion en entreprise. Et cette tendance prend de l’ampleur… alors autant créer un observatoire dédié !

Et c’est précisément pour cette raison que la fondation The Adecco Group, l’association Walt (We Are Alternants) et le cabinet Quintet Conseil ont accouché d’un petit nouveau : l’Observatoire de l’alternance ! Lequel entretiendra et poussera encore plus loin la dynamique de l’apprentissage. Pour rappel, en 2021, plus de 720 000 contrats ont été signés. Un record, tout simplement.

Une première étude élogieuse vis-à-vis de l’apprentissage…

Déjà, en lien avec l’institut BVA, l’Observatoire de l’alternance a réalisé une étude qui souligne la satisfaction du dispositif. Aussi bien pour les entreprises (91 %) – jusqu’à 99 % même pour le secteur du commerce – que pour les jeunes (82 %). Mieux, pour 28 % des alternant·es, cette expérience est allée au-delà de leurs attentes.

Pourquoi choisir l’alternance ? l’étude montre que «  89 % des entreprises recourent à l’alternance pour répondre à leurs besoins en matière de compétences », et ce dans le cadre d’une politique RH qui cherche à fidéliser les jeunes pour près d’une entreprise sur deux. En parallèle, 61 % des jeunes déclarent que le choix de l’alternance  « leur donne la possibilité de se confronter au monde de l’entreprise, de tester leurs savoirs face à la réalité voire de confirmer un projet professionnel ». Et sans surprise, c’est aussi un moyen de gagner un peu d’argent – 59 % choisissent l’alternance pour des raisons financières.

… malgré quelques réserves !

Sans jouer les rabat-joie, l’Observatoire de l’alternance alerte sur quelques points. Notamment un recours très hétérogène à l’alternance en fonction des secteurs d’activité. Si le commerce s’en sort très bien, l’Observatoire suggère d’ancrer une culture d’alternance au sein d’autres secteurs, encore éloignés du monde de l’apprentissage : comme la culture, l’animation sportive ou  la santé. L’alternance demeure aussi moins développée dans le secteur public.

D’autre part, gare à ne pas supprimer brutalement les aides de l’État, décidées et motivées par la crise, et toujours en vigueur – 5 000 euros pour un·e mineur·e et 8 000 au-delà de 18 ans. « Cela créerait certainement un choc », estime l’étude.

Enfin, encore aujourd’hui, entreprises et jeunes en recherche d’alternance ont parfois du mal à se rencontrer : près de 9 entreprises sur 10 (86 %) reconnaissent avoir éprouvé des difficultés de recrutement, et près de 8 jeunes sur 10 estiment avoir connu des difficultés (77 %) – notamment celle de trouver l’entreprise d’accueil.

Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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