Métavers, les entreprises ne pourront pas y échapper

Le métavers. une opportunité économique d’ampleur, un business de long terme

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Richard Malterre

« Intégrer le métavers, c’est montrer que vous êtes apte à innover, c’est un message envoyé à vos concurrents », Richard Malterre, de Landor & Fitch

On l’emploie désormais dans toutes nos conversations, ou presque. Au bureau, en famille, avec nos amis… le métavers – comme les autres tendances du moment, NFT, variant, wokisme, etc – s’invite dans nos vies. Un savant « mélange entre l’Oasis de Ready Player One et le conseil des Jedi dans Star Wars », nous racontait le professeur en stratégie d’entreprise Frédéric Fréry. L’an passé, le géant Facebook est devenu Méta. Assez pour mettre la puce à l’oreille aux grandes entreprises : plus possible d’ignorer le métavers. Une opportunité économique d’ampleur, un business de long terme. Chères entreprises, prière de ne pas rater le wagon. Sous peine d’être distancées par vos concurrents. L’innovation n’attend pas.

Une plate-forme des plates-formes. Ou le passage d’Internet en 3D. Difficile de réduire le métavers à une simple définition. Encore flou pour le grand public, les spécialistes, eux-mêmes, tâtonnent. Seul consensus : les entreprises doivent explorer cet univers virtuel. « Je ne sais pas s’il faut y aller cette année, l’an prochain, si ce sera trop tard après, mais les entreprises ont tout intérêt à adopter cet état d’esprit du test and learn, à explorer, essayer, tenter […] Les entreprises doivent prendre conscience qu’elles se confronteront à des imperfections dans le métavers, c’est normal puisque c’est nouveau, elles doivent moins se poser de questions et se lancer ! », défend Richard Malterre, responsable de l’offre gaming chez Landor & Fitch.

Y aller… et y rester !

Les utilisateurs lambda, comme vous et moi, iront explorer le métavers. Au moins par curiosité. Or qui dit utilisateurs dit consommateurs. Les marques l’ont compris. Et ont bien décidé d’asseoir leur présence. Alors – comme dans la vie réelle – elles occupent l’espace, physiquement, Gucci a notamment acheté une parcelle de terrain virtuel dans The Sandbox, un jeu basé sur la blockchain. Idem pour des entreprises de la grande distribution, comme Carrefour. « Intégrer le métavers, c’est montrer que vous êtes apte à innover, c’est un message envoyé à vos concurrents », pointe Richard Malterre. Une possibilité aussi de toucher une autre cible, plus jeune. Voilà l’une des raisons de partir à l’assaut du métavers pour les entreprises : se montrer ! Et communiquer.

Surtout, les entreprises doivent s’inscrire sur le long terme dans le métavers. Judicieux donc d’y acheter des terrains et d’y créer des événements. Le métavers, c’est une expérience. Les utilisateurs viennent pour vivre quelque chose. Aux marques de leur proposer ce qu’ils attendent ! Aux marques de les convaincre de rester. Le métavers fonctionne aussi comme un laboratoire d’idées, un moyen de prendre la température, lancer un produit dans le virtuel, voir s’il fonctionne, et éventuellement le développer dans la réalité. Mais aussi faire des passerelles : un achat dans le métavers peut faire l’objet d’un bonus ou d’une réduction dans le monde réel… ou inversement ! Last but, le métavers transforme l’organisation interne des entreprises. À l’heure du télétravail et d’un désir croissant de flexibilité, « les collaborateurs peuvent tout à fait réaliser des réunions dans le métavers, via des avatars, dans des conditions proches du réel, précise Richard Malterre, et c’est aussi un outil d’inclusion, notamment pour des personnes handicapées qui peinent à se déplacer », poursuit le spécialiste.

Et la dimension humaine ?

Doit-on se réjouir de consacrer son temps à un univers virtuel ? « Ce ne sont pas de nouvelles inquiétudes, le temps que l’on passera, via notre avatar, dans le métavers, c’est déjà le temps que l’on passe sur les forums ou réseaux sociaux, tempère Richard Malterre, vous savez nombre d’habitués des jeux vidéo se connectent parfois sur les plates-formes uniquement pour discuter et non pour jouer, alors avec le métavers, l’expérience sera simplement plus complète et intense », conclut notre expert du gaming. « Chief metaverse officer », métier en vogue ?

Journaliste-Chef de service rédactionnel. Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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