Les banques se verdissent

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Les banques de l’hexagone intègrent, de plus en plus, les enjeux environnementaux dans leurs stratégies.

« Il est essentiel que les banques contribuent à la protection des écosystèmes, défendait en 2021 le responsable transition énergétique et environnement du Groupe BNP Paribas, le secteur financier dans son entier a un rôle majeur à jouer car il a un pouvoir d’influence sur l’ensemble de l’économie », poursuivait Sébastien Soleille. Un an plus tard, une étude du cabinet Deloitte, plus globale – sur les banques françaises – confirme les bonnes intentions environnementales des établissements bancaires.

« Le début d’une nouvelle ère. » Voilà comment Deloitte intitule sa dernière étude « Banking Trends 2022 », publiée en mai. Les banques françaises veulent se verdir. C’est en tout cas ce qu’elles mettent en avant dans leur communication. Et, même si communiquer n’est pas agir, les intentions précèdent toujours les actes. Alors ne jouons pas les rabat-joie. Que des banques prennent en compte les défis environnementaux et sociétaux doit avant tout nous rassurer.

Neutralité carbone d’ici à 2050, ou plus tôt…

Il est vrai que les banques n’ont plus guère le choix. Les rapports de diverses organisations se succèdent, à l’instar de ceux publiés par le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), et les conclusions sont souvent les mêmes. Le monde se dérègle. Le monde se réchauffe. Allez voir ce qu’il se passe en Inde ou au Pakistan… avec un pic à plus de 50 degrés atteint mercredi 11 mai. Soit un niveau de température potentiellement fatal pour l’Homme. Les ONG mettent la pression sur certains grands groupes, les banques n’y échappent pas.

Alors dans ce sens, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole SA, BPCE, Crédit Mutuel ou encore la Banque Postale ont pris l’engagement de revoir leurs portefeuilles en vue d’atteindre la neutralité carbone « d’ici à 2050 ou plus tôt », précise l’étude menée par le cabinet Deloitte. Bref, les facteurs environnementaux – et sociaux – s’affichent comme la pierre angulaire des nouvelles stratégies des banques. Le volet « climat/sociétal » ne fait plus débat, il est systématiquement inclus dans les différents rapports des établissements. Et personne ne s’en étonne – tant mieux.

Communication extra-financière

Pour complètement s’inscrire dans une stratégie de verdissement, les banques s’appuient sur des leviers multiples, parmi lesquels : finance durable (montant des émissions green bonds), décarbonation (du portefeuille), transition (financement de la transition énergétique), offres produits (prêts verts et à impacts) ou encore un volet social (recrutement de jeunes, financement de logements sociaux etc.). Aujourd’hui, la communication financière des banques « intègre de plus en plus d’informations sur les indicateurs extrafinanciers », relève Deloitte. Sans oublier qu’en interne, les départements finance, risques et marketing notamment sont mis à contribution pour intégrer ces nouveaux indicateurs. Le verdissement est en marche. Enfin, car l’urgence climatique est là.

Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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