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Alain Bosetti,
président du salon SME et d’en Personne Virtual

« Le réseau amortit le choc en cas de coup dur. Et accélère la réussite d’un projet prometteur »

Sa famille, ses ami·es, d’ancien·nes collègues de bureau ou même des voisin·es. Toutes ces personnes peuvent faire partie de votre « réseau ». Du moins au départ, avant que ce même réseau ne s’étende à un cercle bien plus large de connaissances. Le networking – comprenez le réseautage d’affaires – compte tout autant qu’un CV pour décrocher un job. Pour les entrepreneur·ses, il s’avère capital pour se lancer. Éclairage avec Alain Bosetti, fondateur de l’agence de communication en Personne Virtual, auteur de Je réussis grâce à mon réseau (aux éditions Dunod) et créateur du site Place des réseaux en 2005, revendu après quelques années.

« Le réseau amortit le choc en cas de coup dur. Et accélère la réussite d’un projet prometteur », dixit le spécialiste du networking, Alain Bosetti. Aujourd’hui, pour les aspirant·es entrepreneur·ses – et même pour les plus aguerri·es – on ne peut pas créer, se développer ou réussir sans un réseau. L’essentiel, c’est de parvenir à « sortir de sa zone de confort » comme aller à des événements, des salons professionnels – qu’ils soient physiques ou à distance. Bref, provoquer des rencontres ! Alain Bosetti insiste : « Vous devez vous faire violence », lance l’ancien timide. Une fois cette étape franchie, bien plus que la taille du réseau, ce sera la qualité de vos relations professionnelles qui primera pour accompagner votre projet.

Comment s’y prendre concrètement ?

Un réseau d’affaires, pour être solide, doit aller dans les deux sens : « Je ne dois pas me servir de telle ou telle personne comme un moyen de parvenir à mes fins, ça ne fonctionne pas ! », alerte Alain Bosetti, car lorsque le carburant est consommé, la relation s’éteint. Le networking repose sur la réciprocité, qu’est-ce que je peux t’apporter, moi, et qu’est-ce que tu peux m’apporter… L’un ne va pas sans l’autre – « la superficialité et l’hypocrisie se détecteront assez vite », sourit l’entrepreneur. Mieux vaut donner avant de recevoir.

Le temps, voilà la matière première de l’entrepreneur·se. « Pourquoi je me rends à cet événement plutôt qu’un autre ? c’est l’une des questions qu’il faut se poser. » Puis, y aller et se montrer ouvert. Attention tout de même, « avoir une idée trop précise de la personne que je vais aborder peut m’empêcher d’en rencontrer d’autres, ce serait dommage, vive la sérendipité ! »

Place aux réseaux sociaux

Mais ne nous y trompons pas, il se révèle d’autant plus délicat de développer son réseau aujourd’hui que notre société demeure fragmentée. Entre les gilets jaunes, les positions sur le vaccin, la guerre en Europe et en Ukraine, il est devenu moins simple de trouver des points communs positifs sur lesquels s’appuyer pour nourrir son réseau. En revanche, sur la forme, la pluralité des canaux de communication ne cesse de s’agrandir – et la pandémie covid-19 y est pour beaucoup.

Au premier chef, les réseaux sociaux, et notamment LinkedIn. « Un formidable outil, pour Alain Bosetti, qui exige d’être clair sur son profil et ce que l’on recherche », poursuit l’entrepreneur. À titre d’exemple, vous compléterez une demande de connexion par un message – sauf si vous connaissez bien la personne. « La demande de connexion, c’est la méthode directe, et puis vous avez les à-cotés, comme aimer une publication, la commenter ou la repartager », conseille M. Réseau. Toujours en adéquation avec ce que je veux montrer, mon image professionnelle et les expertises que je souhaite mettre en avant. Et sur le marché de l’emploi, Alain Bosetti en est convaincu : « Le réseau a plus de poids que le CV ! […] Parce qu’il existe un marché caché, des offres d’emploi qui trouvent preneur·ses avant même qu’elles ne soient publiées sur les sites de recrutement. »

Geoffrey Wetzel

Ps : à venir, ce jeudi 31 mars entre 14 h et 15 h, une webconférence animée par Alain Bosetti, intitulée Le networking à l’ère post-covid, lien.

 

Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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