Travail hybride : vers une norme 2 jours de télétravail et 3 jours au bureau en 2025 ?

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Travailler deux ou trois jours par semaine chez soi, le reste au bureau, voilà ce qui se dessine pour un tas de métiers à horizon 2025. Soit demain.

Depuis hier, lundi 14 mars, on oublie – du moins pour un temps – les masques en entreprise. Même si l’épidémie de covid-19 repart, les restrictions sanitaires s’adoucissent en France et dans le monde. Mais le télétravail « pour celles et ceux qui le peuvent », lui, ne disparaîtra pas. Mieux, son petit frère, le travail hybride, sera sans doute la norme dès 2025. Covid ou pas.

Nous travaillons autrement depuis deux ans, et nous continuerons à le faire ces prochaines années. Selon une étude réalisée par le Boston Consulting Group (BCG) et l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), 46 % des 588 répondant·es – essentiel des DRH – estiment que télétravailler deux jours par semaine deviendra la norme en 2025.

Vive la flexibilité !

Dans le détail, si près de la moitié des interrogé·es s’attendent à 2 jours de télétravail par semaine, environ 25 % prévoient plutôt une moyenne de trois jours travaillés à domicile. En revanche, même pas 1 % des professionnel·les de ressources humaines sondé·es anticipent la norme d’un full remote – 100 % télétravail – dès 2025, même si la tendance se développe aux États-Unis.

L’organisation du travail a pris un poids considérable. Puisque cette problématique n’arrivait qu’en troisième position en 2020 dès lors que les répondant·es (à cette même enquête) devaient se prononcer sur les domaines les plus touchés par le télétravail. Il y a deux ans, les pratiques managériales et les politiques et pratiques RH de l’entreprise triomphaient. Sur cette même question en 2022… c’est bien l’organisation du travail qui arrive en pole position ! Dans ce sens, 40 % des répondant·es, composé·es à 85 % de DRH, comptent ouvrir plus de postes en télétravail – ou au moins réfléchir à cette éventualité.

Un défi pour les managers

« Ce n’est pas le nombre de jours qui augmente aujourd’hui, c’est le nombre de postes éligibles », lance Audrey Richard, présidente de l’ANDRH. Autrement dit, les fameux·ses « celles et ceux qui le peuvent » se montrent nombreux·ses, peut-être davantage qu’on ne le pensait ! On a découvert que certains métiers étaient télétravaillables pendant la crise – pas le choix… il fallait bien poursuivre l’activité ou un semblant !

Les managers ont appris, ou au moins tenté de le faire, à encadrer à distance. « Il n’y a pas deux managements, un en distanciel et l’autre en présentiel. Il y a un seul management, mais il a changé », dixit Benoît Serre, vice-président délégué de l’ANDRH et DRH de L’Oréal France. L’objectif premier des managers reste le même entre 2020 et 2022 : motiver les équipes et donner du sens à leur travail ! À en croire l’étude, 93 % des répondant·es estiment, en effet, que le travail hybride a fait évoluer le rôle de manager. Bémol tout de même, la fonction de manager ferait de moins en moins rêver, ce n’est plus un objectif pour beaucoup de salarié·es. « Les DRH doivent investir en conséquence, notamment à travers une offre de formation et d’accompagnement sur la durée. Rendre la fonction de manager attractive est indispensable à la mise en place du futur du travail », pointe Laurence Breton Kueny, vice-présidente de l’ANDRH.

Journaliste-Chef de service rédactionnel. Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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