Les Bourses européennes en repli lundi 14 février

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En raison des tensions entre l’Ukraine et la Russie, les principales places boursières ont dévissé en Europe lundi 14 février.

Géopolitique et finance, destins liés ? La possible invasion de l’Ukraine par la Russie a eu une influence directe sur les Bourses européennes. Lundi 14 février, les places boursières du Vieux Continent ont plongé, dans le sillage de Wall Street. Quelques chiffres.

Nombre de pays occidentaux ont déjà demandé à leurs ressortissant·es de quitter l’Ukraine le plus rapidement possible. C’est le cas, entre autres, de l’Allemagne, des États-Unis, du Royaume-Uni, des Pays-Bas ou encore du Canada. L’invasion russe en Ukraine est une possibilité, bien réelle. « Une opération de grande ampleur de la Russie en Ukraine peut commencer à tout moment maintenant. Cela inclut la semaine à venir avant la fin des Jeux Olympiques », a même déclaré le 13 février sur CNN Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche. La situation est tendue. Alors les Bourses européennes n’ont pas tardé à dévisser !

Une chute sur toutes les places boursières en Europe

Face aux tensions grandissantes en Ukraine, les Bourses européennes ont, sans surprise, ouvert dans le rouge lundi 14 février. Et comme souvent, en temps de crise, les investisseur·ses relèguent au second plan les actifs risqués. Et les actions en font partie. À titre d’illustration, la Bourse de Paris chutait de plus de 3 % après l’ouverture des marchés européens à 6 782 points, proche de son plus bas niveau de l’année (le 24 janvier).

Même combat pour le DAX allemand, qui subit une chute d’environ 3,4 %, ou pour le FTSE britannique – en baisse de près de 2 %. « La crainte d’une invasion imminente de l’Ukraine par la Russie a déclenché une forte volatilité sur les marchés, les investisseurs s’attendant à ce qu’un conflit entraîne une hausse des prix du carburant et de nouveaux problèmes d’approvisionnement », explique Naeem Aslam, analyste chez AvaTrade, et lit-on dans L’Agefi.

Vers des actifs plus sûrs

Dans le détail, si toutes les valeurs se montrent touchées par ce mouvement de baisse, les valeurs bancaires le sont davantage. À Paris, Société Générale, particulièrement présente en Russie, chutait de 6,73 % à 33,54 euros, BNP Paribas de 5,19 % à 61,50 euros. Les valeurs automobiles, elles aussi, sont particulièrement concernées.

Comme souvent, la peur pousse les investisseur·ses à se tourner vers des actifs qu’ils·elles perçoivent comme plus sûrs. À l’image des emprunts d’État : « Le rendement des Bunds allemands à 10 ans chutait de 10 points de base ce lundi pour revenir sous les 0,2 %. Le rendement du 10 ans français perdait quant à lui plus de 8 points de base à 0,67 % », relate nos confrères des Échos. Pour quand un retour à la normale ? « Les risques liés [à l’Ukraine] continueront probablement à peser sur les marchés jusqu’à ce que des signes d’apaisement des tensions soient clairement visibles », estiment les stratégistes de Saxo Bank. Comprenez : pas pour tout de suite !

Journaliste-Chef de service rédactionnel. Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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