Macron sera toujours locataire de l'Élysée jusqu'en 2027

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Première étape validée en remportant l’élection présidentielle. Mais le plus dur reste à venir.

Le Front républicain n’est pas mort. Dimanche 24 avril, il y a celles et ceux qui ont voté en faveur d’Emmanuel Macron car le projet porté par le chef de l’État se trouve en accord avec leurs convictions. Et puis il y a tous les autres, un grand nombre d’électeur·rices de Jean-Luc Mélenchon (LFI) qui ont glissé le bulletin Macron par défaut. À l’arrivée, Macron repart en piste pour cinq ans. Président « de tous les Français », il se devra de rassembler et ne pourra ignorer pléthore de dossiers brûlants comme la réforme des retraites ou le pouvoir d’achat.

Macron a réussi son pari. Battre une nouvelle fois Marine Le Pen au second tour. Un succès sans grande surprise. Derrière, le chef de l’exécutif a du pain sur la planche : les retraites, le pouvoir d’achat, l’écologie ou encore les institutions. Tour d’horizon.

Le dossier chaud : les retraites !

Principale préoccupation des Français·es, le pouvoir d’achat doit s’inviter au premier chef des priorités d’Emmanuel Macron. Et pour cause, nombre de sympathisant·es de Marine Le Pen ont voté pour le Rassemblement national pour que leur pouvoir d’achat s’améliore – reste encore à savoir si la candidate RN proposait les bons remèdes. Pour rappel, plus de la moitié des Français·es (57 %) ont la sensation d’avoir connu une baisse de leur pouvoir d’achat depuis 2017, estime un sondage Elabe réalisé en octobre. Il s’agit d’un ressenti, car dans les faits, les chiffres ne vont pas dans ce sens. Pour stimuler le pouvoir d’achat des Français·es, le Président de la République prévoit de tripler le plafond de la prime « Macron », laquelle est versée aux salarié·es par les employeurs et exonérée de charges et d’impôts. Cette prime pourrait s’élever entre 3 000 et 6 000 euros au sein des entreprises de moins de 50 salarié·es et dans celles qui ont un accord d’intéressement. Et pour les indépendant·es au Smic, Macron a annoncé une réduction des charges à hauteur de 550 euros par an. Face à l’inflation galopante, le locataire de l’Élysée plébiscite la « distribution d’un chèque alimentaire pour les ménages, sous conditions de ressources ».

Arrivera durant ce nouveau quinquennat, à vitesse grand V,  l’épineuse question des retraites. Car Emmanuel Macron n’a pas pu mener une réforme des retraites au cours de son premier mandat, bien occupé à gérer les crises successives (Gilets jaunes, pandémie et guerre en Ukraine). Avant l’entre-deux-tours, le chef de l’État entendait repousser l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Puis, second tour et séduction des électeur·rices de Mélenchon obligent, Macron a évoqué un ajustement avec un éventuel départ à 64 ans et une meilleure prise en compte de la pénibilité des carrières longues et une indexation des pensions sur l’inflation. Conclusion, le Président de la République se dit « prêt à bouger » en cas de trop fortes tensions.

Quid de l’écologie ?

On s’en souvient, l’exécutif a été condamné pour inaction climatique pendant le précédent mandat. Ce qui a valu à Emmanuel Macron d’être taxé de « climato-hypocrite » par Marine Le Pen lors du débat de l’entre-deux-tours. Alors sur la question environnementale, Macron est attendu au tournant. Et il le sait : le chef de l’État avait annoncé depuis Marseille qu’il nommerait un Premier ministre « directement chargé de la planification écologique » et chargé d’une mission qui vise à aller « deux fois plus vite » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. On s’attend à de nouveaux réacteurs nucléaires et à une montée en puissance du renouvelable – notamment 50 parcs éoliens en mer d’ici à 2050.

Last but… Macron ne pourra échapper à une réforme des institutions – suffit de se pencher sur le taux d’abstention, un record, du second tour de l’élection présidentielle 2022. « Je lancerai une commission transpartisane pour rénover nos institutions, parce que je pense qu’elles en ont besoin […] Je continue d’être favorable, à titre personnel, à plus de proportionnalité », assurait Emmanuel Macron. Sans oublier un potentiel retour du septennat. Bref, le chantier est immense.

Journaliste-Chef de service rédactionnel. Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise...). Friand de football et politiquement égaré.

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