Dons aux associations : la grande générosité des Français·es pendant la pandémie !

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Plus de dons certes, mais aussi plus de donateur·rices.

Cette fichue pandémie aura-t-elle au moins eu le mérite de donner un coup de punch à la solidarité dans le pays ? Car à en croire une étude publiée vendredi 19 novembre et intitulée « La générosité des Français face au covid », les dons aux associations auraient augmenté en pleine crise sanitaire. Ainsi que le nombre de donateur·rices. Retour sur les chiffres clés.

Davantage de générosité de la part des Français·es durant la pandémie. C’est sans doute l’enseignement principal de l’étude, qui s’est appuyée sur les données 2020 de la Direction générale des Finances publiques, relatives aux dons déclarés dans le cadre de l’impôt sur le revenu et ceux déclarés dans le cadre de l’impôt sur la fortune immobilière. Au global, les particuliers auraient donné un peu plus de cinq milliards d’euros en 2020, si l’on inclut les dons déclarés aux impôts, les dons non déclarés mais qui auraient pu l’être et les dons de main à la main ou SMS etc…

Le nombre de donateur·rices en hausse
« Après la baisse de l’année 2018, et le léger rebond en 2019 (2,4 %), les montants (des dons) de l’année 2020 augmentent de 7,1 %, presque autant qu’en 2014 (7,2 %) », précise l’étude, cette hausse concerne les dons déclarés aux impôts. Le don moyen annuel déclaré, lui aussi, s’envole : de 404 euros en 2013 à 570 euros en 2020 !

Plus de dons certes, mais aussi plus de donateur·rices. Ce qui signifie par exemple que certaines personnes qui ne donnaient habituellement pas ont franchi le pas. L’étude chiffre à 3,4 % le nombre de foyers supplémentaires qui ont effectué des dons en 2020. Dans le détail, plus de la moitié des donateur·rices sont âgé·es d’au moins 60 ans. Une tranche d’âge qui représente pas moins de 60 % des montants déclarés. Mais, au regard de leurs moyens, les jeunes générations ont fait preuve d’un « effort »  de générosité pendant cette pandémie, constatent les auteurs de l’étude. On note d’autre part une disparité en fonction des régions : « L’Île-de-France se situe pour la première fois en tête en 2020, la Bretagne alterne entre la première et la deuxième place, l’Auvergne-Rhône-Alpes est fort bien placée et la région Grand Est est un peu en retrait cette année », observe l’étude.

Quelques interrogations subsistent
Pour Jacques Malet, président de Recherches et Solidarité, on ne peut pas non plus « parler de raz de marée de générosité en 2020 […] En voulant privilégier les dons aux organismes venant en aide aux personnes en difficulté, le gouvernement a asséché les autres dons ». En outre l’État avait mis en place une mesure fiscale de 1 000 euros (réduction d’impôts) dans le cas de dons réalisés (et selon le montant) à destination d’organismes qui soutiennent les plus démuni·es. Derrière, il existe une multitude d’associations, et toutes n’ont hélas pas bénéficié de la même générosité.

Grosso modo, la progression des dons a profité notamment aux plus grands organismes et surtout à ceux qui agissent dans l’aide sociale, l’environnement ou la solidarité internationale. Ce qui peut déboucher sur de moindres dons pour d’autres associations qui n’œuvrent pas dans ces domaines. Même si, après tout, chacun·e donne là où il·elle a envie, ne jouons pas les rabat-joie. Des Français·es généreux·ses en 2020, ils·elles pourraient l’être davantage en 2021 avec la réouverture des événements et opérations de collecte – principales sources de recettes et fortement réduites l’an passé. GW

 

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