Contrat d’engagement pour les jeunes : la grande annonce

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C’est par une publication Facebook que le chef de l’État a fait savoir qu’un « Contrat engagement jeune » sera lancé en mars 2022.

La saison des annonces et des engagements de fin de quinquennat bat son plein. Dernière grande promesse en date : le lancement d’un revenu d’engagement pour les jeunes de moins de 26 ans sans formation ni emploi depuis plusieurs mois. Au programme : une allocation mensuelle en échange d’heures de formation ou d’accompagnement.

L’annonce était attendue. Le Président de la République a choisi Facebook pour la réaliser ce mardi 2 novembre. Le dispositif baptisé « Contrat engagement jeune » est désormais officiellement sur les rails, et sera lancé le 1er mars 2022. Le principe : un contrat d’engagement pour les moins de 26 ans sans emploi et sans formation depuis plusieurs mois. Sous la forme d’une allocation allant jusqu’à 500 euros par mois en échange de 15 à 20 heures par semaines de formation ou d’accompagnement. Le gouvernement aura fait le choix du terme « contrat », plutôt que « revenu », probablement pour ne pas heurter la sensibilité de la droite et éviter tout procès en assistanat. Un programme qui s’inspire directement de la Garantie jeunes, annoncée en juillet dernier et qui accompagne les jeunes entre 16 et 25 ans en situation de grande précarité vers l’emploi. De la même façon que la garantie jeunes, le contrat engagement jeunes doit aider au retour à l’emploi de jeunes « sans ressources et sans perspectives », dixit Emmanuel Macron, qui a ajouté qu’il faut « mettre fin à ce gâchis ». Attention toutefois, le chef de l’État prévient : l’allocation sera versée « sous condition de revenus, d’assiduité et d’acceptation des offres d’activité faites ».

Loin de l’ambition initiale
La promesse d’un soutien accru en faveur des jeunes précaires ne date pas d’aujourd’hui. Dès le 12 juillet, le Président avait annoncé préparer la présentation d’un revenu d’engagement pour prolonger la dynamique du plan 1 jeune 1 solution. Depuis plusieurs semaines, l’exécutif était attendu au tournant, à la suite notamment de son refus de céder aux sirènes de la gauche pour un RSA (revenu de solidarité active) pour les moins de 26 ans. Le calendrier des annonces ayant pris un retard conséquent, l’annonce du lancement du dispositif se serait fait attendre. Et le Premier ministre Jean Castex devrait en préciser les détails lors de sa prochaine visite des locaux de la mission locale de Vitry-sur-Seine (94), en compagnie de sa ministre du Travail Élisabeth Borne, porteuse du projet.

En revanche, le dispositif tel qu’annoncé ne devrait pas répondre à toutes les attentes, ni à tous les besoins. S’il est doté d’une enveloppe de quelque 550 millions d’euros, le revenu d’engagement jeune ne dépassera pas l’exercice budgétaire 2022. Autrement dit, les droits d’accès au dispositif seront ouverts et inclusifs pour beaucoup de jeunes, mais seront limités à 12 mois ou 18 mois au maximum. Une aide circonstancielle bienvenue mais qui ne s’inscrira pas dans le temps en somme. Pour rappel, les premiers travaux autour de ce contrat remontent à la remise au gouvernement en janvier dernier par le Conseil d’orientation des politiques d’un rapport prônant l’extension de la fameuse garantie jeunes au plus grand nombre. Un appel du pied alors entendu par Élisabeth Borne, qui affirmait : « Nous voulons une garantie jeunes universelle ». En l’occurrence, l’universalité dure un an.

 

 

 

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