Victoire pour les chauffeur·es Uber britanniques et vent de changement et de normalisation du statut d’auto-entrepreneur·se exerçant sur les plates-formes du numérique, au Royaume-Uni et ailleurs. Le 16 mars, Uber a annoncé que les quelque 70 000 chauffeur·es utilisant son application de mise en relation avec la clientèle au Royaume-Uni allaient bénéficier de nouvelles protections et d’un nouveau statut. Au programme : congés payés, pensions de retraite et salaire minimum. Une grande première, et ce n’est pas peu dire. L’entreprise américaine s’appliquait jusque-là à contester toute annonce dans ce sens. Cette victoire des microentrepreneur·ses intervient au prix d’une longue bataille judiciaire sur le statut des livreur·ses jusqu’au plus haut de la justice britannique. Nuance, pourtant : ceux et celles auxquel·les la justice a donné raison ne deviennent pas pour autant salarié·es, Uber a tenu à souligner qu’ils·elles restent « workers », une classification unique dans le droit du travail britannique. Concrètement, les « workers » ne sont pas des employé·es, mais bénéficient tout de même du salaire minimum (10,85 livres par heure à Londres et 9,50 livres par heure dans le reste du pays), des congés payés et d’une pension de retraite. Uber a tenu à conserver la « flexibilité, qui rend ce type de travail si attrayant », selon les mots de son CEO, Dara Khosrowshahi. Qui dit flexibilité dit instabilité… Justement, l’UE est rentrée dans la danse et doit présenter un texte et une nouvelle législation sur le statut des VTC et des livreur·ses de repas à domicile d’ici à la fin de l’année.

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