Étude Ansys : la mobilité de demain vue par le monde d’aujourd’hui

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L’entreprise spécialiste de la simulation d’ingénierie a mené une étude mondiale sur les perceptions des consommateurs en termes de mobilité électrique et autonome.

La mobilité de demain est à portée de vue. Partout dans le monde les transports électriques progressent et les consommateurs se préoccupent de plus en plus de l’impact écologique de leurs véhicules et déplacements. Ansys a mené une étude d’opinion mondiale pour mettre en lumière les attentes et les préoccupations relatives à la mobilité électrique. Les résultats illustrent le changement de paradigme en marche.

Ce sont plus de 16 000 personnes qui ont été interrogées dans 10 pays, dont la France, pour mener à bien cette étude. Elle s’articule autour de deux types d’automobilité : la mobilité électrique et la mobilité autonome, avec pour chacune la voiture et l’avion.

La mobilité électrique : un grand sentiment de culpabilité
La dynamique d’une prise de conscience accrue est manifeste : 63 % des interrogé.es disent se préoccuper des émissions carbones liées à leurs déplacements (58 % pour les Français.es). À ce titre, 59 % comptent s’équiper d’un véhicule électrique dans la prochaine décennie, avec pour principale motivation évoquée la réduction des émissions de CO2. On estime aujourd’hui que la majorité des consommateurs.trices français.es rouleront en électrique d’ici à 2030. Dans le cas de figure où le prix d’achat serait équivalent à une voiture « traditionnelle », le nombre grimpe à 67 % de concitoyens favorables à l’achat d’un véhicule électrique. De leur côté, 42 % des Allemand.es ne souhaitent pas en faire l’acquisition, quel que soit le prix.

La mobilité aérienne décarbonée est également dans l’air… du temps : 42 % se sentent coupables de leur empreinte carbone lors de leurs voyages en avion et 48 % ont l’intention de la réduire. Un sentiment plus important parmi la « génération Z » et la « génération Y » (56 %), à la différence de la « génération X » et des « baby-boomers », dont seulement 34 % se sentent « coupables ».

En outre, 71 % des interrogés préfèrent voyager avec des compagnies aériennes qui s’engagent à réduire leur empreinte carbone et 41 % des Français.es sont prêt.es à le faire à condition que le prix du billet n’en soit pas impacté. 20 % refuseraient de le faire par crainte, notamment, du manque de recul sur les technologies exploitées. En revanche, si 62 % des Européen.es pensent que l’aviation électrique est meilleure pour l’environnement, seuls 27 % d’entre eux.elles l’estiment plus sûre.

La mobilité autonome : très facilement acceptée
C’est plutôt surprenant : 76 % des personnes sondées se sentent à l’aise avec l’idée de voyager à bord de véhicules autonomes, qu’ils soient terrestres, marins ou aériens, même si 48 % seraient davantage confiant.es à bord d’un train autonome. En Asie, c’est la voiture autonome qui est plébiscitée, jusqu’à 75 % des Indien.nes. À propos de la voiture sans conducteur justement, 80 % des consommateur.trices se disent prêt.es à en faire l’expérience au cours de leur vie, 55 % d’ici à 2025. De façon assez consensuelle, 72 % des interrogé.es pensent même que la voiture autonome surpasse les capacités d’un conducteur humain ou qu’elle les surpassera d’ici à 10 ans. Pour autant, des motifs de méfiance demeurent : 54 % s’inquiètent du risque de défaillance technologique et 40 % du piratage potentiel. De la même façon, 51 % craignent pour la confidentialité de leurs données personnelles. Malgré tout, l’idée de la mobilité autonome n’est pas sans bénéfices escomptés, avec, entre autres, le gain de temps (67 %), la réduction du stress de la conduite (43 %) et le repos (29 %). À l’heure de la 5G, condition majeure pour une coordination des véhicules radiocontrôlés, la perspective de villes où ne rouleraient que des équipements assurés de ne jamais connaître de bouchons pourrait motiver puissamment l’essor d’une telle mobilité.

L’autonomie du transport aérien, qui paraît toutefois encore relativement lointaine, est elle aussi prise en compte, mais avec plus de retenue que l’autonomie automobile. Si plus de trois quarts des sondé.es se sentent prêt.es à voyager dans un avion autonome au cours de leur vie, 86 % émettent des réserves, dues aux risques de défaillance technologique (56 %) ou de la survenance d’anomalies en vol (51 %). Ce n’est pas vraiment une surprise, les  Américains.es sont les moins enclin.es à l’expérience du vol autonome (39 %).

Adam Belghiti Alaoui

 

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