Lampe Berger purifie nos intérieurs depuis 1898

Lampe Berger n’est pas une entreprise familiale. « L’histoire de la marque, déposée en 1898, est fortement liée à l’histoire des cessions et des reprises par des entrepreneurs qui ont chacun contribué à faire le succès de Lampe Berger », déclare Sandra Culotta, directrice marketing de Maison Berger Paris. Maurice Berger est préparateur en pharmacie et travaille sur les propriétés purifiantes et assainissantes de la catalyse. A la fin du XIXe siècle, son catalyseur est prisé des hôpitaux et des morgues car il empêche la diffusion des maladies nosocomiales et des bactéries. Au début des années 1900, Maurice Berger dépose le brevet d’un dispositif de plus petite taille auquel il ajoute le parfum. Ainsi, la Lampe Berger allie-t-elle purification d’air et diffusion de parfum d’intérieur. « A peine sur le marché, le produit devient un objet tendance et de convoitise. Picasso, Cocteau, Coco Chanel, Colette ou encore Sagan font un usage domestique de la lampe », rappelle Sandra Culotta. Avant la guerre, des manufactures comme Baccarat, Daum, Lalique ou Saint-Louis produisent des lampes en cristal et en verre. « L’histoire de la marque est jalonnée par l’histoire industrielle. Puisque la guerre détruit les manufactures, la lampe sera désormais produite en porcelaine. » En 1927, Jean-Jacques Failliot rachète l’entreprise alors située à Courbevoie et réoriente la production sur la porcelaine. Dans les années 50-60, le céramiste Camille Tharaud signe beaucoup de modèles et de décors sur porcelaine.

En 1973, Marcel Auvray, industriel à la retraite, rachète l’entreprise et développe l’activité. D’abord, l’usine s’installe à Bourgtheroulde en Normandie pour disposer de plus de terrain. Ensuite, Marcel Auvray part à la conquête du marché international. « A cette époque, les pays limitrophes de la France sont déjà «conquis» par Lampe Berger, sourit Sandra Culotta. On doit l’internationalisation de Lampe Berger, notamment la création des marchés Europe, Amérique du Nord et le démarrage du marché asiatique, à Philippe Auvray, le fils de Marcel Auvray, à la fin des années 90. » La marque est aujourd’hui présente dans 56 pays et distribuée dans 7 000 points de vente. En 2008, la vente en ligne fait son apparition.

L’entreprise emploie 150 salariés, fabrique 800 000 lampes par an et vend plus de 5 millions de litres de parfum à travers le monde. « Une direction du digital à l’international et des équipes dédiées sont crées en 2018 afin que Lampe Berger passe du statut de PME dynamique à celui d’ETI [entreprise de taille intermédiaire, NDLR] incontournable », conclut Sandra Culotta. Lampe Berger ambitionne la place de premier groupe international sur le marché de niche de la catalyse. Olivier Sillion, directeur général depuis septembre 2017, s’emploie à développer la marque tout en restant fidèle à son histoire et au sillon duquel elle émerge. Ainsi, Lampe Berger Paris devient-elle cette année Maison Berger Paris pour proposer une offre de produits élargie et créer de nouvelles gammes afin de devenir leader sur le marché mondial en pleine croissance du parfum d’intérieur haut de gamme.

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