La course à la Maison-Blanche va peser sur le dollar

Donald Trump peut-il remporter l’élection de 2020, malgré une enquête en vue de son éventuelle destitution, l’évolution incertaine des conflits commerciaux et une FED qui lui résiste  ? Oui, il le peut, répond Stéphane Monier, responsable des investissements chez Lombard Odier. Les investisseurs devront alors faire face à de nouveaux imprévus, prévient le professionnel. Selon le site de sondages fivethirtyeight, Donald Trump bénéficie d’une cote de popularité stable, qui se situe légèrement au-dessus de 40 %. Le taux d’opinions défavorables oscille entre 50 et 55 %. Le président peut donc toujours compter sur un soutien électoral solide. Même affaibli, il mènera une lutte acharnée contre son futur opposant, prévient Stéphane Monier. « Si Donald Trump est réélu, il aura beaucoup moins de marge de manœuvre pour engager de nouveaux plans de relance budgétaire, alors que les effets de la première vague s’estompent. Il pourrait toutefois jeter son dévolu sur une politique de Made in the USA destinée à stimuler le secteur manufacturier, même si une telle posture s’avère vulnérable à d’éventuelles aggravations des tensions commerciales », souligne le responsable des investissements. Parallèlement, le spectre du déficit budgétaire semble resurgir  : il s’élève à près de 1 000 milliards de dollars après quatre années consécutives d’expansion, alors que l’économie continuait de croître. Il a augmenté de 26 % au cours de la dernière année seulement. Faut-il pour autant s’en alarmer ? Les avis restent partagés, mais l’histoire montre que le déficit budgétaire a toujours joué en défaveur du dollar, rappelle Stéphane Monier. Côté opposition, l’indécision reste totale entre les candidatures potentielles d’Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts, Joe Biden, vice-président de Barack Obama et, très récente, du milliardaire Michael Bloomberg. En conclusion, assure Lombard Odier, les investisseurs doivent s’attendre à une volatilité accrue à mesure que la campagne électorale s’intensifiera. Selon Stéphane Monier, « un tel environnement requiert de la vigilance et un positionnement de portefeuille prudent, qui intègre des protections adéquates contre les risques baissiers, telles que des options de vente sur indices actions et l’or ».

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