Emploi et croissance, ces révisions de l’Insee qui nous font du bien !

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Pour l’emploi salarié, la création nette dans le privé augmente au deuxième trimestre.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, ne manque pas d’arguments pour mettre un terme au « quoi qu’il en coûte » généralisé. Sauf exception, la machine économique est repartie. Ce ne sont pas les ultimes conclusions de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui diront le contraire. Après la croissance révisée – dans le bon sens – c’est au tour de l’emploi salarié, surtout dans le privé, de nous redonner le sourire. Tous les détails.

« L’économie française tourne à nouveau à 99 % de ses capacités », se réjouit Bruno Le Maire, fin août. Une semaine plus tard, l’Insee remet une pièce dans la machine de l’optimisme. Et révise quelques chiffres, déjà annoncés par l’institut. D’abord la croissance économique tricolore, revue à 6,25 % pour l’année. Puis l’emploi salarié, qui se porte mieux que prévu, selon la nouvelle étude de l’Insee publiée mercredi 8 septembre. Comme un alignement des planètes.

Emploi salarié, le privé optimiste
L’emploi salarié – public et privé – se situe fin juin à +0,6 % par rapport à son étiage d’avant crise. Soit une hausse en volume de plus de 145 000 emplois. Dans le détail, c’est le secteur privé qui connaît la plus belle embellie : 265 100 créations nettes d’emploi entre mars et fin juin ! Lesquelles constituent une hausse d’1,4 % dans le privé au deuxième trimestre. Plus que prévu puisque les estimations du mois d’août tablaient sur une augmentation de moins de 240 000 créations nettes d’emploi (1,2 %) dans le secteur privé.

En parallèle, l’emploi public augmente lui aussi, mais la hausse reste moins marquée. Si l’on raisonne en termes de secteurs, l’emploi salarié – privé et public – grimpe dans le tertiaire marchand hors intérim (2 % au deuxième trimestre, soit 234 700 emplois de plus). Il s’envole notamment dans l’hôtellerie-restauration, branche connue pour chercher du personnel. Hausse aussi dans la construction, seule l’industrie ne voit pas son emploi salarié bondir au deuxième trimestre (0,1 % seulement). Le secteur n’a d’ailleurs pas retrouvé son niveau d’avant pandémie (inférieur d’1,5 %).

Du positif aussi pour la croissance
Ce vent d’optimisme sur le front de l’emploi, qui fait forcément du bien depuis la parenthèse covid ouverte en mars 2020, ne doit pas occulter les difficultés de recrutement des entreprises françaises. « Il y a une pénurie de main d’œuvre », lançait en août François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Le même qui pointe l’orientation comme l’un des facteurs majeurs du manque de main-d’œuvre qui frappe certains secteurs. Dans le bâtiment par exemple, 54 % des entreprises seraient concernées par un déficit de recrutement, indique un point de conjoncture de la Banque de France.

Mais cessons de jouer les rabat-joie. Dans une note publiée le 7 septembre, l’Insee prévoit une croissance économique de l’ordre de 6,25 % pour 2021. Un peu plus que les 6 % envisagés dans une précédente estimation. Motif d’espoir surtout : « Le fait notable de cet été, c’est que nous avons connu une quatrième vague épidémique et que malgré cette nouvelle vague, la reprise s’est poursuivie », insiste Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l’Insee. Le bout du tunnel se confirme.  Les Français·es n’attendent que ça, eux·elles qui ont accumulé un surplus d’épargne durant la crise. Environ 157 milliards d’euros selon la Banque de France… GW

 

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