En France, une personne sur cinq en situation de pauvreté

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Un·e Français·e sur cinq concerné·e par la pauvreté monétaire ou la privation matérielle et sociale.

Cette fois, la crise covid n’y est pour rien. Une étude de l’Insee – qui repose sur des données de 2019 – publiée le 1er septembre, révèle  que 21 % des Français·es font face à une situation de pauvreté. L’institut de la statistique évoque deux dimensions : la pauvreté monétaire – l’indicateur classique – et la pauvreté non monétaire. Laquelle correspond  notamment à des difficultés de paiement, de logement ou de consommation. Bref, un raisonnement en termes de conditions de vie. Peu importe, les deux mesures montrent de fortes disparités selon les familles.

Dans le détail : 13,6 % des Français·es connaissent une situation de pauvreté monétaire. Puisqu’ils·elles disposent d’un revenu inférieur à 1 063 euros par mois pour une personne seule. À côté, 13,1 % de la population souffrent d’une pauvreté non monétaire. Et presque 6 % cumulent les deux formes de pauvreté.

Quand la personne référente se trouve au chômage…
… la probabilité d’être concerné·e par la pauvreté explose ! Selon  l’Insee, « Le chômage joue fortement sur le risque de pauvreté, monétaire ou non : 68,4 % des personnes qui vivent dans un ménage dont la personne de référence est au chômage sont en situation de privation matérielle et sociale ou à risque de pauvreté monétaire – contre 21 % de l’ensemble de la population », lit-on dans l’étude. Pire, plus de 30 % cumulent les deux formes de pauvreté.

Idem pour les familles monoparentales, très touchées. Puisque 40 % d’entre elles affrontent l’une ou l’autre forme de pauvreté – et 14 % les deux. Enfin – et sans surprise – les locataires se retrouvent bien plus concernés que les propriétaires par la pauvreté.

Privation matérielle et sociale, de quoi parle-t-on ?
Si l’on se penche sur la privation matérielle et sociale, l’Insee avance que « toutes les personnes en situation de privation matérielle et sociale sont affectées par au moins une restriction de consommation ».
Ce qui revient le plus souvent pour ces personnes obligées de renoncer à certains besoins : 95 % avouent ne pas pouvoir faire face à une dépense imprévue de 1 000 euros. Suivent l’incapacité de remplacer ses meubles hors d’usage (94 %) et l’impossibilité de s’offrir une semaine de vacances par an et hors du domicile (85 %).

Sur l’âge de ces personnes contraintes à se priver, les plus jeunes se montrent plus nombreux à renoncer à des activités payantes ou dîner à l’extérieur du domicile avec des ami·es en raison de leur situation. Sur les loyers : 49 % des personnes de 16 à 29 ans et 39 % des 30-44 ans en situation de privation matérielle et sociale déclarent rencontrer des difficultés pour payer leur loyer ou leurs factures d’électricité », observe l’Insee. Alors oui, la crise sanitaire n’a rien arrangé, mais la pandémie de pauvreté n’a pas débuté en mars 2020. Elle devrait sans doute constituer l’un des débats les plus attendus lors des élections présidentielles l’an prochain. GW

 

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