Revalorisation salariale pour les fonctionnaires de classe C

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L’exécutif consent à un petit coup de pouce financier pour les fonctionnaires dont le salaire est proche du Smic.

Bonne nouvelle estivale pour les fonctionnaires dont la rémunération est proche du Smic. Le gouvernement a décidé une revalorisation allant jusqu’à 100 euros par mois pour les salaires des fonctionnaires de catégorie C, la plus basse de la fonction publique. La mesure s’inscrit dans une politique salariale visant à réduire les inégalités entre fonctionnaires

« Le point d’indice n’augmentera pas. L’augmenter de 1%, ça coûte 2 milliards d’euros aux finances publiques. Au lieu de ça, pour une enveloppe plus réduite (250 millions d’euros en 2022, selon le ministère) mais extrêmement ciblée, je vais être capable d’augmenter de 40 à 100 euros par mois le pouvoir d’achat pour les agents de l’État le plus près du Smic », a déclaré Amélie de Montchalin, la ministre de la Transformation et de la fonction publique, sur RMC et Bfm TV. En somme, le pouvoir d’achat d’environ 1,2 million de fonctionnaires de classe C, dont le salaire flirte avec le Smic, va augmenter de 40 à 100 euros net par mois. En revanche, la ministre insiste, le point d’indice ne bougera pas et il n’y aura pas d’augmentation générale du traitement des fonctionnaire. Une annonce qui intervient la veille du « rendez-vous salarial de la fonction publique », qui réunit chaque année rue de Grenelle les employeurs, les syndicats représentatifs et les ministères. L’augmentation du salaire est réservée, pour l’heure, aux personnels et agent·es les moins bien payé·es, et les moins qualifié·es. « J’utilise chaque euro d’argent public pour combler le déficit d’égalité pour s’assurer qu’on ne fait pas de saupoudrage, de l’électoralisme », ajoute Amélie de Montchalin.

La chasse aux inégalités

Le rendez-vous avec les organisations syndicales de 5,5 millions d’agent·es de la fonction publique qui s’est ténu ce mardi 6 juillet visait notamment à « relever les salaires des contractuels et s’assurer qu’ils sont au-dessus du Smic ». Et surtout de discuter des inégalités qui persistent parmi les fonctionnaires. « On était en retard sur des métiers comme les enseignants, les forces de l’ordre, les soignants, a-t-elle reconnu. Il y a aussi des inégalités au sein de la fonction publique sur les bas salaires, entre Paris et la province, les hommes et les femmes », admet la ministre, qui affirme que le gouvernement fait en sorte que « dès le 1er janvier 2022 tous les agents de l’Etat auront 15 euros par mois sur leur feuille de paye pour les aider à payer leur mutuelle ». Avant une prise en charge, pour tous·tes les fonctionnaires, de 50 % de leur mutuelle santé, entre 2024 et 2026.

En outre, l’opération d’augmentation du salaire des fonctionnaires proche du Smic est motivée par un souci d’égalité : « Si vous augmentez le point d’indice de 1 %, ceux qui sont en bas de l’échelle en gagnent entre 10 et 14 euros par mois de plus l’année prochaine », a justifié Amélie de Montchalin, pour les métiers qui sont des catégories C, dont le salaire est le plus proche du SMIC cela fait 10 à 14 euros et pour les directeurs de ministères cela fait des centaines d’euros. » Aussi, la décision de limiter l’augmentation à la seule catégorie C préserve sans surprise les comptes publics : une augmentation du point d’indice de 1 % pour tous·tes les fonctionnaires coûteraient 2 milliards d’euros aux finances publiques.

ABA

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