La France, champion européen des investissements étrangers

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Le baromètre 2021 de l’attractivité place la France en tête des destinations européennes pour les investissements étrangers.

Malgré les temps durs, la France conserve son attrait économique et continue d’attirer les investissements en provenance de l’étranger. Mieux, son statut de pays d’Europe le plus attractif économiquement est confirmé par le baromètre annuel du cabinet EY, dont s’est immédiatement saisi le gouvernement.

Certes la crise de la covid a laissé des traces en réduisant significativement la teneur des échanges commerciaux et des investissements à l’étranger. Reste que la France est parvenue à sauvegarder son attractivité économique. Et à conserver son statut de première place européenne en termes d’investissements en provenance de l’étranger pour la deuxième année de suite. Comme en 2020, le baromètre 2021 de l’attractivité réalisé par le cabinet EY a décerné cette position à l’économie française, même si l’écart se resserre avec les autres puissances européennes. L’an passé, la France a enregistré 985 décisions d’investissements étrangers sur son territoire, soit une chute de 18 % par rapport à 2019. Sur les talons de l’hexagone, le Royaume-Uni affiche 975 investissements internationaux (-12 %), malgré une année marquée par l’exécution du Brexit. Avec 930 décisions d’investissements et une baisse limitée à -4 %, l’Allemagne clôt le trio de tête. Premier constat : la France garde la tête mais connaît une baisse des investissements internationaux plus marqués que ses deux concurrents.

Les bienfaits du plan de relance
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la France revient de loin : en 2016, le nombre de projets d’investissements (598) était deux fois moins important que celui au Royaume-Uni (1 065). Une attractivité accrue qui s’est traduite par la création de 30 550 emplois sur la période, plus que partout ailleurs en Europe. Pour ne pas briser la bonne dynamique ou du moins limiter la casse de l’année 2020, le plan de Relance a joué tout son rôle. D’après les investisseur·ses interrogé·es pour les besoins du baromètre, la France a « relativement bien défendu son attractivité » notamment « grâce aux mesures de soutien et au plan de relance » annoncé à l’automne 2020. 44 % des sondé·es considèrent ainsi que ses dispositifs sont « aussi performants » voire « plus performants » que ceux des autres pays européens. Un constat bienvenu pour Emmanuel Macron et son bilan économique, à quelques mois des prochaines élections présidentielles. Sans attendre, le président de la République a salué ce lundi sur Twitter « une excellente nouvelle avec des répercussion concrètes : plus d’emplois créés (+ 30 000 !) plus de relocalisations, notamment dans l’industrie ». Même écho chez son ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire : « Les baisses de l’impôt sur les sociétés et sur le capital, et, depuis cette année, la baisse des impôts de production, créent une nouvelle fiscalité stable et attractive pour les entreprises. »

Vers un retour à la normale en 2022
Dans le détail, par secteur d’activité, ce sont les activités liées à la santé, à l’économie résidentielle et aux services financiers qui ont suscité le plus grand intérêt en 2020. Sans surprise, l’aéronautique, l’automobile et le tourisme, secteurs très impactés par la crise sanitaire, ont été délaissés par les investisseur·ses. S’agissant de la provenance des investissements, les investisseur·ses du Royaume-Uni et de la Chine sont ceux·celles qui ont le plus limité leurs projets (-40 %). Le Brexit et la décision de Pékin de limiter les investissements de ses entreprises à l’étranger sont passés par là. Le premier investisseur étranger reste donc les États-Unis, malgré une baisse de 18 %, égale au recul moyen des investissements étrangers en France.

Pour la suite, les dirigeant·es internationaux·les n’anticipent un retour à la normal qu’à partir de 2022. Pour l’heure, les interrogé·es restent mesuré·es, 44 % d’entre eux·elles projettent une réduction de leurs projets d’investissements cette année et 14 % un report. De la même façon, seuls 18 % prévoient un projet de relocalisation de l’activité dans les prochains mois. Malgré les élections présidentielles à venir, les envies de relocalisations sur le long terme restent, elle, vives. Plus de la moitié des dirigeant·es étranger·ères installé·es en France l’envisagent au cours des trois prochaines années.

ABA

 

 

 

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