Transition énergétique, la France championne du G20

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Dans le cadre de la relance d’après covid, la France est le pays du G20 qui consacre le plus de moyens aux énergies renouvelables.

La relance post-covid passera par la transition énergétique et l’essor des énergies renouvelables, auxquels le plan France relance consacre d’importants moyens. Des investissements publics qui classent l’hexagone en tête des pays du G20, selon l’indicateur indépendant Energypolicytracker.org.

Depuis les débuts de la crise sanitaire de la covid-19, les puissants pays du G20 ont pour la plupart engagé les grandes manœuvres et de grands moyens pour soutenir les secteurs de l’énergie. Le site Energypolicytracker.org – qui présente les bilans chiffrés réalisés par l’International Institute for Sustainable Development (IISD), un groupe de réflexion canadien – fournit des indications très précises du montant des dépenses publiques engagées pour la transition énergétique. Selon les données ainsi agrégées, les 19 grandes puissances économiques mondiales et l’Union européenne ont investi au moins quelque 684,8 milliards de dollars (566,2 milliards d’euros). Sans trop de surprises, la plus grande partie de ces investissements concerne les énergies et carburants fossiles (plus de 293 milliards de dollars). Mais la transition énergétique s’engage petit à petit, et les investissements pour les énergies propres et renouvelables s’intensifient.

À elle seule, la France a décidé près de 60 milliards de dollars (49,6 milliards d’euros) d’investissements publics pour faire repartir son économique dans le secteur de l’énergie, tout type de ressources et secteurs confondu. Soit des investissements supérieurs à la moyenne des pays du G20, établie à 53,66 milliards de dollars. Surtout, la France se distingue particulièrement par les moyens débloqués pour les énergies propres.

Cocorico
La photographie à l’instant T fournie par Energypolicytracker.org est sans appel. En termes de part verte des mesures de relance et des efforts financiers déployés pour décarboner l’économie, la France est la meilleure élève de la classe du G20. Et pour cause, l’hexagone affiche le plus gros montant d’investissements, 21,57 milliards de dollars, pour des politiques en faveur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, la plupart issues du plan France Relance. Les mesures sur la rénovation énergétique des bâtiments et des logements représentent à elles seules plus de 7 milliards de dollars d’investissement. Et entrent – tout comme les politiques pour la production d’hydrogène vert et le développement des deux roues – dans la catégorie des investissements « absolument propres » (clean unconditional), l’une des cinq catégories que détaille l’indicateur. Dans les investissements classés comme « indirectement propres » (clean conditional), on retrouve notamment ceux pour la mobilité électrique, encore loin d’avoir un impact environnement neutre.
À l’opposé, la France est en retrait par rapport à plusieurs pays du G20 en matière d’aides publiques sous condition accordées aux activités et énergies fossiles. Malgré un vaste plan de soutien au secteur aérien de plus de 15 milliards d’euros. Les 7,4 milliards de dollars d’aides françaises consacrés aux énergies fossiles sont ainsi, après le Japon (1,7 milliard), le montant le plus faible accordé par un pays du G20. Loin, très loin derrière les États-Unis (72,3 milliards). « Au final et par tête d’habitant, la France est à la cinquième place sur trente et un pays en matière d’engagements fossiles, et elle arrive seconde en matière d’énergie propre », résume Lucile Dufour, responsable des politiques énergétiques à l’IISD.

ABA

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