Le bonheur malgré la crise

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Ce samedi 20 mars, la Journée internationale du bonheur sera célébrée pour la neuvième fois.

Oublier ses soucis le temps d’une journée consacrée au bonheur, au sien et à celui des autres, voilà ce que propose l’Organisation des Nations unies chaque 20 mars. Une journée feel-good pour célébrer le bonheur et le bien-être, droits universels que l’ONU rattache au développement durable et à la lutte contre la pauvreté, à promouvoir au sein des programmes politiques. Voilà qui n’est pas de refus par les temps qui courent.

La fameuse « poursuite du bonheur », ou « pursuit of happiness » pour nos ami·es anglophones. Depuis 2013, à l’initiative des Nations unies et de leur résolution du 12 juillet 2012, les États membres célèbrent la Journée internationale du bonheur le 20 mars, dans le droit fil de la journée mondiale du câlin (22 février) et de celle des compliments (1er mars). Parenthèse gourmande : en 2021, la journée du bonheur coïncide même avec la journée du macaron à Paris et en Île-de-France. Mais revenons au bonheur. Selon l’ONU, « le bonheur et le bien-être devraient être pris en compte dans les objectifs politiques. L’ONU reconnaît également la nécessité d’adopter la croissance économique dans une vision plus large, plus équitable et plus équilibrée, qui favorise le développement durable, l’élimination de la pauvreté, ainsi que le bonheur et le bien-être de tous les peuples. » Pour lancer sa journée du bonheur, l’organisation internationale s’est notamment inspirée du Bhoutan, qui privilégie depuis les années 1970 l’indice du bonheur national brut à celui du produit intérieur brut (PIB). C’est d’ailleurs à l’initiative du gouvernement du Bhoutan que des hauts fonctionnaires et représentants d’organisations religieuses, d’universités et de la société civile se sont réunis en 2012 au siège des Nations unies, pour discuter de nouveaux moyens de mesurer le bien-être et le bonheur en allant au-delà d’un paradigme purement économique. Pour célébrer cette journée, l’ONU invite chaque État membre, les organisations internationales et régionales et la société civile à organiser des initiatives éducatives et des activités de sensibilisation.

Le bonheur dans le monde
Chaque année, dans le cadre de la journée internationale du bonheur, l’ONU publie le classement des pays les heureux, le World Happiness Report. Pour classer les 155 nations du rapport, le programme de l’ONU exploite six facteurs et critères : le PIB par habitant·e, l’espérance de vie en bonne santé, la liberté, la générosité, l’aide sociale et la perception de la corruption au sein du gouvernement ou dans le milieu des affaires. L’édition 2021 de ce rapport des pays où il fait bon vivre, après un an de crise sanitaire mondiale, sera riche en enseignements. L’an passé, le 20 mars 2020, durant les premières semaines de la pandémie, le World Happiness Report avait vu la Finlande arriver en tête des pays les plus heureux du monde pour la troisième année consécutive. Qualité de vie très confortable, niveau de sécurité élevée, services publics parmi les meilleurs du monde, autant de bons points qui placent la Finlande au sommet. Derrière, en deuxième position, on retrouve un autre pays nordique, le Danemark. Puis, en troisième position, la Suisse. Les pays scandinaves sont quasi tous représentés dans le haut du classement et le reste du top 10, de la quatrième à la dixième place : Islande, Norvège, Pays-Bas, Suède, Nouvelle-Zélande, Autriche et Luxembourg. À l’autre bout du classement, parmi les « pays les moins heureux du monde », on retrouve sans surprise des pays en guerre et victimes d’importants troubles civils : Afghanistan, Soudan du Sud, Zimbabwe, Rwanda et République centrafricaine. Les grandes puissances, elles, ne trustent pas les premières places : les États-Unis se classent 18e, le Royaume-Uni 13e, et la France seulement 23e . Les puissances asiatiques suivent loin derrière : Japon (62e) et Chine (94e).
En outre, le World Happiness Report de 2020 a, pour la première fois, classé en parallèle les 186 villes les plus heureuses du monde. Là encore, victoire éclatante pour la Finlande, qui classe sa capitale Helsinki à la première place. Viennent ensuite Aarus, au Danemark, et Wellington, en Nouvelle-Zélande. De manière générale, les grandes métropoles sont à la traîne : New York (30e), Tokyo (79e), Pékin (134e). Paris, seule ville française du classement, se classe 43e. ABA

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