Un sondage Fondation MMA des Entrepreneurs du futur a de quoi remonter le moral…

Quel est votre état d’esprit face à la menace ? Prendrez-vous des vacances ? La Fondation d’entreprises MMA des Entrepreneurs du futur a interrogé 802 chef.fes d’entreprise – TPE-PME-ETI) avec OpinionWay. Bilan : la plupart des sondé.es veulent « réentreprendre », à condition de ne pas sacrifier leur équilibre familial.

L’état physique et psychique des entrepreneur.euses, la Fondation s’en préoccupe chaque année, confirme Patrick Miliotis, son directeur général. « Cette enquête, dit-il, même si elle confirme la très forte inquiétude liée à certains secteurs d’activité, nous montre que la combativité des entrepreneurs, leur capacité à s’adapter, à résoudre des problèmes, à saisir des opportunités sont plutôt exacerbés par la crise avec une capacité de résilience en augmentation. »

Question clé, quel est votre « état d’esprit » ? Réponses éloquentes : « combativité » et « engagement » cartonnent. Ils.elles sont 79 % « ouvert.es aux opportunités » et « à vouloir faire évoluer leur organisation ». Une proportion moindre mais significative envisage de « développer de nouvelles activités ».

Pour assurer la reprise, accueillir les équipes sur place, décrocher de nouveaux contrats, les vacances seront mises en pointillés. 44 % vont « écourter, annuler ou reporter leurs congés d’été ». Dans le secteur du commerce, CA oblige, ils.elles seront 53 % à garder ouverte leur enseigne. Plus l’entreprise est grande, plus les patron.nes partiront se reposer : 20 % seulement des ETI resteront en veille.

Les inquiétudes, surtout dans le commerce, portent sur la trésorerie et le carnet de commandes. Quoique 56 % chez les interrogé.es se disent « peu inquiet.es », le secteur du commerce, à l’inverse, montre que 54 % des dirigeant.es sont « très inquiet.es ». Trésorerie et carnet de commandes obligent.

On craignait un effondrement de la confiance en l’avenir par rapport à 2019. Il n’en est rien. Le graphe montre des taux de réponse très hauts en matière de « vie personnelle », de « situation professionnelle » et d’« activité ».

Peut-être parce que la vie de famille est devenue une priorité. Confinement oblige, 79 % se sont inverti.es chez eux.elles. D’où la certitude de se voir soutenu.es par leurs proches (88 %). Cette prise de conscience aboutit à la résolution de « mieux profiter de leur famille » et même… de pratiquer une activité sportive.

Du reste, ils.elles se sentent « en bonne forme » (85 %). Ce qui n’empêche pas le stress (44 %). Ils. Elles sont même 54 % à se sentir « débordé.es », notamment chez les ETI (72 %), plus qu’au sein des PME (61 %).

Prévenir l’épuisement : trois webinaires
Comment réentreprendre sans s’épuiser, organisé par la Fondation MMA des Entrepreneurs du futur se déroule du 6 au 8 juillet en partenariat avec les CCI. Un guide les complète, L’entrepreneur en forme, sous la direction du médecin psychothérapeute Gérard Ostermann, avec des experts et des témoignages d’entrepreneurs.

Dans la même veine, un autre sondage mené pour le Medef et Supermood aboutit à des tendances similaires, avec nuances…
L’étude intitulée Les dirigeants face à la crise sanitaire, a été réalisée auprès de 1 203 chef.fes d’entreprise et 23 686 collaborateurs entre le 27 mai et le 5 juin 2020. Ses résultats s’appuient également sur le Baromètre collaborateurs Supermood en temps réel sur la période du 11 mai au 22 juin 2020. Les thèmes abordés portaient sur la performance personnelle, l’équilibre entre la vie personnelle et professionnelle, la performance et la motivation des collaborateurs, les perspectives à moyen terme pour l’entreprise et le bien-être.

Il en ressort que le moral des décideurs et des collaborateurs à la reprise est assez bon avec respectivement 68 % et 66 %. Le secteur Tourisme-Médias-Divertissements-Hôtellerie-Restauration, qui a subi un important ralentissement avec la crise, affiche le taux de moral le plus bas à la reprise avec 44 % pour les directeurs et 40 % pour les collaborateurs,

Si le moral reste globalement bon, la confiance en la continuité de l’activité est plus impactée pour 57% des directeurs contre 30 % des collaborateurs. Enfin, près de 60 % des directeurs ont déclaré n’avoir pas ressenti de déséquilibre vie professionnelle/vie privée contre seulement 33 % des collaborateurs.

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