L’ONU au secours des familles… à son rythme

Le modèle familial se transforme, les Nations unies préconisent de l’accompagner.

La famille souche est en voie de disparition. Finis les foyers où parents, enfants, et grands-parents vivent sous le même toit. Ce que l’on a coutume d’appeler le cocon familial a tendance à rétrécir. Désormais, 65 % de toutes les familles sont des couples vivant avec leurs enfants ou des couples avec des enfants et des membres de la famille élargie. Un chiffre bas, très bas. Alors que les familles monoparentales augmentent, l’Organisation des nations unies (ONU) insiste sur la nécessité d’aider les plus vulnérables.

Protéger les familles vulnérables
La covid-19 touche potentiellement tout le monde. Bien entendu, la crise sanitaire que nous vivons depuis quelques mois affecte lourdement les familles déjà fragilisées. Pour elles, c’est la double peine. C’est pourquoi l’ONU a pris à bras-le-corps la question et plaide pour des politiques de soutien : « Le soutien aux familles vulnérables, y compris celles qui ont perdu leurs revenus, qui ont des enfants en bas âge, les personnes âgées et les personnes handicapées, est plus nécessaire que jamais », a déclaré l’Organisation.

Cibler les femmes
Concilier vie professionnelle et vie familiale relève parfois du défi pour ces femmes qui continuent en grande majorité à assumer les tâches domestiques. La fameuse double journée de travail doit être prise au sérieux, l’ONU prône l’idée de mener des politiques qui soient en faveur de cette égalité hommes femmes : « Il existe une réelle opportunité de repenser et de transformer la façon dont nos économies et nos sociétés fonctionnent pour promouvoir une plus grande égalité pour tous », ont souligné les Nations unies. Et pour cela, le programme de Pékin a tout de la boussole idéale. Mais lente. Le programme est apparu en 1995. Son objectif : « S’il est mis en application, le Programme d’Action doit permettre d’améliorer l’autonomisation sociale, économique et politique de la femme, sa santé et son accès à l’éducation et doit promouvoir ses droits génésiques (relatifs à la génération, à la procréation). Le plan d’action établit des objectifs au délai imposé, invitant les nations à mener des actions concrètes dans des domaines comme la santé, l’éducation, la prise de décision et les réformes légales. Le but de ce plan d’action est d’éliminer toute forme de discrimination envers les femmes, en public comme en privé. » Loin du compte.

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