Les Trophées Optimistes d’EcoRéseau Business, en partenariat avec le Printemps de l’Optimisme et avec le soutien d’Audencia Business School, ont été décernés pour la première fois le 18 mars 2016 au Conseil Economique, Social & Environnemental. En présence de M. Emmanuel Macron, deux lauréats apparus dans les rubriques phares du journal et correspondant à cette idée ont été récompensés.

­

­

en partenariat avec

Printemps de l'Optimisme

avec le soutien de

logo-audencia-business-school

­

­

 Remise de l'édition Nationale des Trophées Optimistes d'EcoRéseau par Jean-Baptiste Leprince, Fondateur & directeur de la publication EcoRéseau, Thierry Saussez, Créateur du Printemps de l'Optimisme, en présence d'Emmanuel Macron, Ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, au Conseil Economique, Social & Environnemental le 18 mars 2016
Remise de l’édition Nationale des Trophées Optimistes d’EcoRéseau par Jean-Baptiste Leprince, Fondateur & directeur de la publication EcoRéseau, Thierry Saussez, Créateur du Printemps de l’Optimisme, en présence d’Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, au Conseil Economique, Social & Environnemental le 18 mars 2016

Looten, l’immortelle (cf. EcoRéseau n°25)

La PME du Nord a surmonté la guerre, le dépôt de bilan, l’incendie… grâce à un secret : l’optimisme et la capacité des dirigeants à le transmettre.

Je n’oublierai jamais l’image de nos collaborateurs en train de regarder l’entreprise brûler
Je n’oublierai jamais l’image de nos collaborateurs en train de regarder l’entreprise brûler

Née en 1840, à Bergues, l’entreprise revêt les traits d’une quincaillerie. A l’époque, deux familles, les Looten et les Evrard se partageaient les chalands et proposaient à la vente clous, casseroles et fers à cheval. « La Seconde Guerre mondiale frappe de plein fouet notre histoire familiale et entrepreneuriale. Mon grand-père, qui représente la deuxième génération pour l’entreprise, a été fait prisonnier et l’entreprise a complètement été rasée par les bombes incendiaires. C’était notre première destruction », rappelle Charles-Henri Looten, président de 1992 à 2014. Après s’être réfugiée en Bretagne, la grand-mère de Charles-Henri Looten revient en terre nordiste pour reconstruire l’entreprise seule avec une poignée de collaborateurs de la société. L’industrialisation de Dunkerque sous l’impulsion de de Gaulle, dont la politique aboutit à la construction de plusieurs zones industrialo-portuaires en France, permet un changement de positionnement de l’entreprise qui se tourne dès lors vers la quincaillerie industrielle avec succès. La seconde épreuve survient au début des années 80. « Un de nos plus gros clients nous lâche. Nous sommes obligés de déposer le bilan. Nous avons connu un redressement après le dépôt de bilan. Mais il ne faut pas être honteux d’être en redressement. D’autant que nous avons remboursé 100% de nos dettes. Fait assez rare aujourd’hui », estime le dirigeant. L’entreprise se retrouve de nouveau sur les rails quelques années après. La santé de l’activité est encourageante, si bien que les dirigeants décident de procéder au rachat d’un concurrent situé dans le département. Hélas 2009 rime aussi avec un incident électrique du bâtiment voisin au leur qui déclenche un incendie consumant tout en moins d’une heure.

 

Communiquer ce sentiment diffus

« Je n’oublierais jamais l’image de nos collaborateurs en train de regarder l’entreprise brûler. Les personnes se demandaient quel sort les attendait. Tout le monde était convaincu que nous n’allions pas relancer l’activité. J’avais connaissance en tant que membre de la chambre consulaire d’un bâtiment équipé dont le propriétaire, un collègue grossiste, avait reporté l’investissement au regard de la crise. En quelques heures, j’avais leur accord pour notre installation. A 17h, nous y étions. Le discours était simple et optimiste. Nous ferions tout pour qu’il n’y ait aucune journée chômée. Le lendemain, tout le monde était présent, assis sur des cartons pour prendre contact avec les clients et les fournisseurs, afin de maintenir leur confiance », se remémore Charles-Henri Looten. Une épreuve qui ne sera pas facile à vivre. D’autant que des concurrents voulaient récupérer la distribution des fournisseurs de Looten. Mais l’aura développée, en tant qu’entreprise familiale, paternaliste et centenaire aura raison de cette conjoncture malheureuse dont voulaient profiter les opportunistes. « Il faut rester optimiste quoi qu’il arrive. Car les tuiles se présentent toujours quand on est entrepreneur. Mais ce qui importe le plus, c’est qu’il faut partager son optimisme avec les collaborateurs et les faire adhérer à la volonté de recommencer. Le rôle de leadership pour faire repartir la machine avec Eric Mériau a été essentiel suite à l’incendie », résume le patron. Ce faisant, les salariés ont été consultés lors du cahier des charges du futur siège actuellement en activité. Et ce dernier de conclure : « Looten a valeur d’exemplarité. J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises d’expliquer comment faire pour s’en sortir. Nous avons été solides sur notre gestion car il faut des moyens techniques et une vision stratégique claire. Sans ces prérequis, le rebond n’est pas envisageable. Et à égale importance, il faut être optimiste, ce qui autorise le courage et la volonté d’aller au bout de ses objectifs. »

 

Geoffroy Framery

Retrouvez les nominés 2016 dans la catégorie « Culture du Rebond » en cliquant ici.

2 Commentaires

Répondre

Saisissez votre commentaire
Saisissez votre nom ici