Pics de pollution, particules fines, respirer, envie d’air pur, COP 22, perturbateurs endocriniens, vegan, voiture électrique, green tech, ferme urbaine, smart villages.

Tableau ‘’Tendances en langage’’ DEVELOPPEMENT DURABLE 2016 , Jane Bee
Tableau ‘’Tendances en langage’’ DEVELOPPEMENT DURABLE 2016 , Jane Bee

Sur ce ciel sémantique, à droite, un nuage sombre et étouffant : « respirer, c’est tout », « envie d’air pur », « pollution : le pic ». Elles sont si présentes, les « particules fines ». L’air souillé a envahi l’Ile-de-France, Lyon, Villeurbanne, la Haute-Savoie, les Pyrénées. Et Christophe Bonnal, expert senior au CNES, annonce aussi l’état d’urgence dans l’espace, là où gravite « un pic de pollution spatiale ».

Depuis dix ans, le nombre de débris spatiaux en orbite a doublé. La Corne de l’Afrique, elle, fait « face à la sécheresse » !

À gauche de la toile, un autre nuage. Il reflète les actions pour développer durablement notre planète bleue. La « COP 22 » de Marrakech en novembre. Les participants se sont mis d’accord pour dire que 2018 serait la date de finalisation de l’Accord de Paris adopté lors de la « COP 21 ».

On a aussi organisé en Slovénie une conférence internationale contre la « souffrance des baleines ». Les consommatrices, elles, semblent se tourner vers des « cosmétiques engagés », ceux-là mêmes qui contiennent des ingrédients naturels et au moins 10% d’ingrédients issus de l’agriculture « bio ».

Les « fermiers d’avenir » cultivent aussi de façon engagée. Ils expérimentent l’agro-écologie avec des techniques agricoles respectueuses de la nature.

Faire « entreprise utile » : tel pourrait être le mot d’ordre de tous ceux qui veulent « réparer la nature ». En septembre, un sondage IFOP Terre de Sienne nous apprend que La Poste, SNCF et EDF se placent aux yeux des Français comme des entreprises « plus utiles » que les politiques. « Green tech » et « smart villages » sont comme des sources d’optimisme.

« Monsanto » est autorisé à commercialiser son soja OGM par la justice européenne. Chaque Français produit 530 kilos de déchets par an. Comment les villes peuvent-elles gérer les « décharges » ?

Depuis le 1er juillet, les « sacs plastiques » de caisse sont interdits. « Respirer » !

Reste à interdire « l’obsolescence programmée », vecteur d’hyperconsommation.

Jeanne Bordeau

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