Alors que se profile la présidentielle et que nous sommes déjà plongés dans les primaires de droite et de gauche, je vous propose un retour en mots autour du mandat de François Hollande.

 

2012

Où sont les riches et les femmes ?

Quand François Hollande revêt les attributs de chef de l’état, il arrive avec des idées comme « les 75% » tranche d’imposition pour les revenus excédant 1 million d’euros. Il est présenté comme « le président anti-austérité » qui popularise, la fabuleuse « anaphore » du « moi président ». Mais, cent jours après son entrée en fonction, cette anaphore semble déjà loin. Alors, il n’est plus bon, déjà en 2012, d’être l’homme qui incarne ce « président normal ».

Les journalistes parlent ensuite de « doutes », de « tâtonnements » dans l’action du nouvel élu. Le voici taxé « d’amateurisme ». Cette perception est renforcée par le duel qui passionne, le duel entre « la première dame » et « la première femme » : le clash entre « Trierweiler » et « Royal ». Ce clash déjà présent lors de la campagne présidentielle inspire par la suite les récits du « trio présidentiel ».

Alors qu’il est question de « crise d’autorité », « d’enfer fiscal », les colonnes de journaux étalent les jeux de mots autour de ce président et ses femmes.

Nom du tableau : Duel, 2012, Jane Bee
Nom du tableau : Duel, 2012, Jane Bee

2013

Hollande Bashing

Dès 2013, nous rentrons dans l’année du « Hollande Bashing ». Il faut dire qu’en mars 2013, lors du débat sur la « taxe à 75 % » et du scandale autour des « évadées fiscaux », on découvre le « mensonge »  fiscal et le « déni » de « Cahuzac ». Le « je demande pardon » du fraudeur ne suffit pas à l’absoudre.

Parallèlement, Les déclarations de patrimoine et d’intérêts des membres du gouvernement sont rendues publiques : « huit ministres sont millionnaires ». « Transparence » et « moralisation » s’invitent dans le débat : c’est la « dictature des bien-pensants » clament les éditorialistes.

Mais, un autre mot va également polluer le quinquennat, c’est la « colère ». Oui,  elle est omniprésente : le « ras-le-bol fiscal » coiffe un « bonnet rouge » contre « l’écotaxe ». Les contribuables, les « sages-femmes, » les « artisans », « les petits patrons, » les employés licenciés, « les instituteurs » manifestent. Et, tout cela débouche sur le « Hollande bashing » avec en une du magazine « Le Point », la photo du leader socialiste affublé du terme « Pépère ». On voit fleurir des commentaires comme « C’est donc ça un socialiste français ? »

« Scandale », « discorde », cafouillage », « incohérences » illustrent aux yeux des commentateurs le climat présidentiel.

Hollande bashing, 2013, Jane Bee
Hollande bashing, 2013, Jane Bee

2014

Un casque et un scooter

Décidément que les medias sont sans pitié à l’affut, car ce qui va marquer les consciences en 2014, c’est ce fameux « casque ». Celui d’un président qui s’en va faire des visites à « Julie Gayet ». François Hollande traverse encore une année difficile avec une « guerre sainte », des « otages décapités », des « migrants », des « clandestins ». Il y a encore le « tsunami bleu » lors des scrutins municipaux et européens.

Et il y a ce « casque » qui risque de rentrer dans la mémoire collective. Pourtant, on agit avec le « pacte de responsabilité », mais si le gouvernement se bat pour plus de « simplification », si « Macron » arrive pour annoncer l’heure du « virage social libéral », si « Valls » semble être le « co-président », on ressent un malaise politique. Malaise des « socialistes affligés », des « frondeurs », et au centre Ségolène Royal est même perçue comme la « vice-présidente ».

Implosion, 2014, Jane Bee
Implosion, 2014, Jane Bee

2015

C’est l’année de « L’Etat d’urgence » et nous en avons déjà parlé ici. Ce que nous pouvons juste retenir, c’est que le président « normal » a traversé une période compliquée et violente où les mots n’ont jamais été des alliés.

Etat d’urgence, 2015, Jane Bee
Etat d’urgence, 2015, Jane Bee

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