2015, une année de communication qui n’est pas comme les autres. Google change de nom. Une autre histoire commence.

Communication, 2015, Jane Bee
Communication, 2015, Jane Bee

Le moteur de recherche Spiderman

Ce tableau se nomme « Alphabet » car, quand les historiens se pencheront sur l’histoire digitale, ils analyseront ce passage à « Alphabet ». Le passage de qui ? De « Google » bien entendu.

La firme montre qu’elle ne peut être réduite à son activité « moteur de recherche ». Elle veut peser sur la marche du monde. Elle est la somme de filiales qui peuvent révolutionner les objets connectés, lutter contre le vieillissement et construire une voiture électrique. Elle est « Alphabet » !

 

Le mobile est le super héros

Le « mobile » trône en roi de notre quotidien. Il a besoin de contenus marqués par « l’hyper personnalisation ». Se renouveler et se remettre en question, telles sont les règles du « commerce agile » qui s’impose aux marques.

Tout doit se « digitaliser » et à grande « vitesse ».

Cette digitalisation se déroule sous le regard des publicitaires. « Qu’elle était verte ma publicité », regrettent-ils. L’heure de la « reconquista » de la pub sonne. Mais, sur la Toile, un ennemi publicitaire se profile, son nom « Ad Blocker ». La pub, il sait la sulfater.

 

Le pouvoir de refaire le monde

« La Génération Z » née avec Internet s’empare, elle, des lendemains qui  cliquent. Elle se compose d’« ultra-connectés » et de militants de la « créativité digitale ». Toujours sous « applis », certains se rêvent en « data scientists » capables d’apprivoiser les « algorithmes » et de deviner les comportements du client avec le « marketing prédictif ». Les flots de données sont organisés dans de vastes serveurs grâce au « data-driven ». « Cohérence » et « convergence » s’inscrivent aux frontons des « Licornes ».

Les licornes Wonder Woman

2015 restera l’année d’ « Alphabet » mais également des « Licornes ». Il s’agit d’entreprises technologiques (Skype, BlaBlaCar, Zalando…) qui ne sont pas encore sur le marché boursier mais qui sont valorisées à près d’1 milliard de dollars. Elles savent nous parler à nous, cybercitoyens « augmentés ». « Augmentés » mais aussi « ciblés » : les marques s’ingénient à tout savoir de nous grâce aux « datas ». « Datas » qui peuvent parfois s’évaporer de manière incontrôlable ou même devenir inaccessibles en cas de « datastrophe ».

 

Et l’ubiquité est le super pouvoir

Nous sommes « augmentés », nous avons acquis, grâce à la technologie, un nouveau don : « l’ubiquité ». « L’ubiquité » ou l’art d’être ici et ailleurs sans bouger. Nous dévorons une vidéo tournée à l’autre bout du monde avec « YouTube ». Nous nous transformons en animateur ou en journaliste en diffusant en direct notre vie à des spectateurs que nous n’avons jamais vus. Comment ? Grâce à l’appli « Periscope ». Notre smartphone devient alors caméra en temps réel. Mais notre doudou portable est aussi un merveilleux conteur. Il distille des « #creepypasta », histoires invraisemblables colportées sur le Net. Si « l’ubiquité » ne suffit pas, nous transformons l’éphémère en éternité et immortalisons nos plus beaux clichés avec l’ami « Instagram ».

 

Et qui sont les gardiens de la fidélité ?

La « fidélité » du consommateur lecteur auditeur internaute est si volatile. Pour lui, on imagine les « instant articles ». Des articles taillés sur mesure pour Facebook.

A la radio, c’est le « grand foutoir de l’audiovisuel public » après 28 jours de grève à Radio France.

A la télé, les visages se succèdent. « Claire Chazal » est remerciée, « Anne Claire Coudray » prend la relève. Et « Léa Salamé » se starifie.

Qui va reconstruire un peu d’harmonie dans cette Babelweb ? Le géant « Alphabet » qui manie biotech sciences et langage ou une « Licorne » dont la corne d’abondance n’est pas encore perceptible ?

Jeanne Bordeau

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