En 2015, l’actualité politique sera dominée par l’expression « Etat d’urgence ». C’est une année qui ne laisse même plus le temps aux politiques de faire de la politique ni d’exprimer une vision de la société !

Politique, 2015, Jane Bee
Politique, 2015, Jane Bee

Etat d’urgence !

Nous sommes le 13 novembre 2015, François Hollande décide de décréter « l’état d’urgence ». L’expression illustre cette année 2015 où les dirigeants du pays se sont retrouvés « la tête à l’envers ». Ils sont accaparés par « l’urgence ». Le président de la République et son ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve sont partagés entre deux questions cruciales : « les hommages » aux victimes et les mesures visant à accroître la sécurité. Et les mots du chef de l’Etat entrent alors dans la mémoire collective, il parle désormais de « pacte de sécurité» plus important que « le pacte budgétaire ». C’est le « virage sécuritaire ».

Le débat et la polémique se focalisent alors sur une autre expression présidentielle : « la déchéance de nationalité ». Cela n’empêche pas une concorde nationale, quand le 27 novembre, le locataire de l’Elysée sollicite les Français pour qu’ils pavoisent avec le drapeau tricolore. Une façon de saluer la mémoire de ceux qui sont tombés sous le feu du terrorisme. Rupture de stocks pour le fanion tricolore !

Lucette, Charles, Nadine, Claude et les autres

La vie politique continue quand même un peu. La droite recueillie devant la dépouille de « Charles Pasqua ». La droite qui sous la houlette de Nicolas Sarkozy, qualifié par certains journalistes de « chef de bureau », réussit la transformation : exit « L’UMP », mai 2015 c’est l’acte de naissance des « Républicains ».

« Les Républicains », sans « Nadine Morano ». Exclue à l’unanimité des listes des « Régionales » après ses propos sur « La France, pays de race blanche ». Claude Bartolone, lui, accuse sa rivale Valérie Pécresse de défendre « en creux Versailles, Neuilly et la race blanche ».

Et Lucette ? Son heure de gloire, c’était hier : lors d’un déplacement en Lorraine, « François Hollande » s’invite chez « Lucette », infirmière retraitée de 69 ans. Elle confie à la presse que son hôte est « simple, sympathique, chaleureux » mais tout cela ressemble à un « coup de com ». « Lucette » racontera comment l’entretien avait été préparé la veille par « des gens de l’Elysée ».

Et la vie politique continue ou presque

Dans ce panorama, il ne faut pas oublier d’autres premiers rôles. « Juppé » réunit ses comités de soutien le 3 octobre 2015 à Paris ; la présidentielle est si proche. Les régionales, elles, se focalisent autour du « FN ». Pas de région pour le parti frontiste mais, une place de troisième au nombre de suffrages exprimés. Et, à l’égard de ce troisième, Sarkozy prône la stratégie du « Ni ni » ! « Ni rapprochement, ni front républicain ».

Le 21 août 2015, le «Thalys Amsterdam-Paris » fait l’objet d’une tentative d’attentat. Le « courage » de trois jeunes Américains en vacances en Europe et d’un père de famille britannique permet d’éviter la catastrophe. En 2015, le mot « décapité » a aussi relaté la dramatique actualité. Un chef d’entreprise « décapité » par un terroriste en juin, « une rédaction décapitée » en janvier.

Un climat de « guerre » est donc palpable : premières « frappes » de l’armée française contre un camp d’entraînement de djihadistes situé à l’est de la Syrie et « cyberguerre » contre « Daech » et ses actions de « radicalisation » par le biais du web.

La France se bat pour ses valeurs républicaines et pour son avenir !

Jeanne Bordeau

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